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    PSYCHO -POP
    PAR CAROLINE RICHARD

    CHANGER SA VIE GRÂCE À LA PENSÉE POSITIVE.

    Avez-vous parfois le sentiment que vous vous enfoncez dans la négativité et que vous voyez les choses sous un angle de plus en plus déprimant? Si oui, sachez qu'il est possible de changer sa vision des choses grâce à la pensée positive.

    Tout d'abord, vous pouvez transformer votre vie simplement en choisissant de vous sentir bien, de voir le bon côté des choses, d'être optimiste. Se sentir bien est un choix, et c'est un choix qui est bon pour votre corps, votre esprit et votre entourage. L'idée, c'est donc de cultiver une pensée positive au quotidien! Mais peut-être vous dites-vous: "Comment puis-je penser de façon positive alors que tout va mal dans ma vie?" Évidemment, lorsqu'on ne se sent pas en pleine possession de ses moyens, on est porté à entretenir des idées noires et négatives, à avoir des craintes, à juger les autres et à critiquer. Dans ce genre de situation, difficile de donner dans la pensée positive!

    Toutefois, il y a de l'espoir, car cela peut changer. Mais il faut savoir qu'on ne devient pas un maître de la pensée positive du jour au lendemain. Il y a un certain processus à suivre afin d'y arriver. Voici donc quelques trucs qui pourraient vous permettre de changer votre perception des choses et de booster votre désir de devenir plus positif, petit à petit. Au fond, la pensée positive fonctionne comme un muscle; si vous ne l'entraînez pas, elle demeurera faible, mais si vous l'exercez régulièrement, elle se renforcera, et votre aptitude à être positive s'accroîtra|

    LA PENSÉE POSITIVE FONCTIONNE COMME UN MUSCLE; SI VOUS L'EXERCEZ RÉGULIÈREMENT, ELLE SE RENFORCERA, ET VOTRE APTITUDE À ÊTRE POSITIVE S'ACCROÎTRA!

    1. BIEN PRENDRE SOIN DE SOI
    Bien prendre soin de soi et être doux avec soi-même est primordial. Si vous voulez pouvoir penser positivement, vous devez d'abord prendre soin de votre corps en vous alimentant bien, en dormant suffisamment, en bougeant régulièrement et en prenant le temps de relaxer. Si vous ne vous sentez pas bien physiquement et dans votre tête, vous ne pouvez pas pratiquer la pensée positive!

    2. S'ENTOURER DE GENS POSITIFS
    Il faut porter une attention particulière aux gens de votre entourage et rechercher la compagnie de ceux qui vous font rire, avec lesquels vous vous sentez bien et qui vous donnent l'impression de refaire le plein d'énergie chaque fois que vous les voyez. Ces gens positifs qui dégagent une belle énergie sont d'une importance capitale lorsque vous cherchez à penser positivement, car la positivité, tout comme la négativité, est contagieuse. Il faut donc éviter les personnes qui entretiennent constamment des idées négatives. Inévitablement, vous constaterez un grand changement dans votre attitude.

    3. PORTER ATTENTION À SON ÉTAT D'ESPRIT
    Avez-vous remarqué quel est votre état d'esprit à différents moments de la journée, lorsque vous effectuez vos tâches habituelles? Il est important de faire cet exercice afin de savoir si vous êtes naturellement dans un état positif ou si vous devez faire un effort pour l'atteindre. Vous ne le saurez probablement jamais si vous ne vous accordez pas un peu d'attention.

    4. CHANGER SON POINT DE VUE
    Très souvent, la pensée positive doit se frayer un chemin même dans les esprits les plus volontaires, car ils ont pris l'habitude de cultiver la négativité, de voir tout en noir, de déceler les moindres défauts. Alors, changez votre point de vue, adoptez une vision positive et cessez de ne voir que ce qui cloche. Apprenez aussi à découvrir et à apprécier ce qui fonctionne, ce qui va bien. Pensez à ce que vous pouvez faire plutôt qu'à ce que vous ne pouvez pas faire. Utilisez des affirmations encourageantes plutôt que des phrases déprimantes. Vous prendrez ainsi l'habitude de penser en terme de possibilités plutôt qu'en termes de restrictions, de manques et de négations. Vous reprogrammerez ainsi votre esprit!

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    5. MÉDITER
    S'il y a un exercice qui aide à développer la pensée positive, c'est bien la méditation! Essayez-la afin de constater à quel point la négativité peut être ancrée en vous-même. Vous serez ensuite en mesure de constater, après un temps, que ce n'est pas cette négativité qui vous mène, qu'elle s'est simplement incrustée en vous, mais que vous pouvez dorénavant penser autrement. La méditation vous amènera également à voir plus clairement la personne que vous êtes, avec ses forces, ses faiblesses et son incroyable potentiel.

    IL FAUT RECHERCHER LA COMPAGNIE DE CEUX QUI VOUS DONNENT L'IMPRESSION DE REFAIRE LE PLEIN D'ÉNERGIE CHAQUE FOIS QUE VOUS LES VOYEZ.

    UN CHANGEMENT QUI VAUT LE COUP.
    Adopter la pensée positive, c'est tout d'abord changer votre point de vue sur la vie en général. En apprenant à voir le bon côté des choses, vous donnerez moins d'importance aux mauvais côtés de l'existence, et les issues négatives ne seront plus les seules que vous envisagerez. Choisir la pensée positive, c'est choisir l'action, les possibilités qui s'offrent à vous et une meilleure existence.

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    LE COURRIER DE PORTNEUF
    MERCREDI 11 OCTOBRE 2017
    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE
    GENEVIÈVE LAPOINTE
    PSYCHOLOGUE, CENTRE DE SANTÉ NEUVILLE
    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

    L'AUTODÉFENSE PSYCHOLOGIQUE

    Lorsqu'une personne est affectée par un stress (ex. conflit avec quelqu'un, perte d'emploi, maladie physique, etc.), elle emploie des moyens psychiques pour limiter le plus possible les tensions dans son organisme. Avec plus ou moins de succès, elle fera usage de ce qu'on appelle en psychologie des "mécanismes de défense". Chaque personne en possède car l'équilibre psychologique en dépend. Cependant, les mécanismes de défense ne sont pas tous également efficaces. Certains peuvent soulager temporairement, alors que d'autres provoquent encore plus de tensions en soi et autour de soi. Quelques-uns de ces mécanismes seront abordés ici afin de mieux les cerner.

    Il y a d'abord, "l'activisme", soit le recours à l'action sans laisser de place à la réflexion ou à des émotions profondément ressenties. Ce mécanisme est assez répandu dans la population. On le voit souvent en cabinet de consultation où le patient demande au psychologue une intervention rapide, au moyen de directives simples pour régler des problèmes psychologiques complexes. Le psychologue n'acceptera pas automatiquement cette demande car il sait que cette manière de faire empêche la personne qui consulte de construire ses propres points de repères pour devenir plus autonome. En faisant cette demande, cette personne se piège, car, malgré sa bonne volonté de s'aider, elle entretient sa dépendance aux autres pour mettre en oeuvre des solutions.

    Il y a aussi "la régression" qui amène à vivre des pensées et des comportements issus du passé. L'un des exemples classiques est celui de l'enfant qui est devenu propre mais qui, suite à la naissance d'un nouveau bébé, s'échappe de nouveau. Cet enfant a besoin qu'on lui porte attention et qu'on le rassure à propos de sa place dans la famille. C'est par cette régression qu'il essaie de communiquer ses besoins à ses parents.

    Aussi, "la formation réactionnelle" qui se fait à l'insu de la personne même et remplace des pensées inacceptables par des attitudes opposées. Par exemple, un homme ressent des sentiments de colère envers son patron. Comme il a du mal à les assumer, il verse dans la gentillesse et la courtoisie marquée envers son supérieur.

    Enfin, sur une autre note, "l'humour" qui consiste, à partir d'une situation traumatisante, à relever les aspects plaisants, ironiques ou insolites. L'humour est alors appliquée à soi-même, sans agressivité contre qui que ce soit. Freud en donne un exemple en citant la parole d'un condamné à mort qui s'avance vers la potence un lundi en s'écriant: "Eh bien! la semaine commence bien!...". Il s'agit, bien entendu, d'un exemple extrême.

    En somme, il faut se rappeler que les mécanismes de défense sont présents dans le fonctionnement normal. Il importe toutefois de les utiliser à bon escient, de manière souple et variée. Ainsi, ces mécanismes seront d'autant plus adaptés.

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    COURRIER DE PORTNEUF

    MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2017

    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE

    GENEVIÈVE LAPOINTE

    PSYCHOLOGUE, CENTRE DE SANTÉ NEUVILLE

    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

     

    LE CALME APRÈS LES TENSIONS

     

    Il a été question dans l'article du mois passé de l'importance de mettre des mots sur des états psychologiques sans quoi la tension s'installe à l'intérieur de l'organisme et par accumulation, peut se transformer en maux physiques. Ce processus de transformation s'appelle la somatisation. Vos verrez maintenant dans le présent texte, la suite de ce propos.

     

    Nous sommes tous soumis à des sources de stress, qu'elles soient banales et associées au quotidien (faire les tâches ménagères en même temps que de travailler à temps plein, adapter ses loisirs en fonction de ses responsabilités parentales, etc.) ou reliées à des faits que nous ne contrôlons pas (mise à pied, mort d'un proche, etc.). La conséquence directe de ces éléments qui font partie de la vie est de ressentir une tension interne. Il va de soi que cette tension a besoin de s'évacuer. Divers moyens existent. Voyons chacun et leur efficacité respective pour calmer la tension.

     

    Le premier est « l'action impulsive non réfléchie » comme fumer, consommer de la drogue ou s'entraîner de manière compulsive. L'impact sur la tension est de courte durée, sans apaisement profond, et par conséquent, la personne qui l'emploie a besoin de répéter sans cesse cette action. En deuxième lieu, il y a « l'expression d'une émotion » telle que le rire, les pleurs ou la colère, etc. La décharge émotionnelle permet un soulagement de la tension et prédispose à explorer plus en profondeur ce qui nous tenaille vraiment. Ensuite, il y a les « habitudes de décharge » présentes à travers des activités récurrentes intégrées au rythme de vie, comme le sport, la pratique d'un instrument de musique, la méditation, l'art, etc. Ces habitudes permettent de conserver un bas niveau de tension. Enfin, il y a les « actions réfléchies » que l'on pose après avoir mûri une réflexion à propos d'un problème personnel. Il s'agit là d'une façon très efficace de réduire la tension.

     

    Voici un exemple où le rire désamorce un problème. Un jour, une amie me raconte qu'un conflit s'est développé avec des membres de sa famille à propos d'enlèvement d'ordures ménagères suite à un déménagement. Elle avait dû se plier à leurs exigences pour apaiser la situation. Souffrant de ce malentendu, cette amie ne voulait pas cultiver l'amertume qui la rongeait. Elle décida alors de partager ses émotions avec son conjoint. D'un commun accord, ils décidèrent de s'en amuser gentiment, en glissant le mot « poubelle » au moins trois fois dans la conversation lors du prochain dîner de famille, sans faire référence au conflit et sans que les autres n'y voient rien de confrontant. Aujourd'hui, seul demeure dans leur souvenir, le rire issu de cette réussite de créativité qui fit disparaître la tension initiale.

     

    Suggestion de lecture : La pensée qui soigne, Monique Brillon, Les éditions de l'Homme.

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    COURRIER DE PORTNEUF
    MERCREDI 16 AOÛT 2017
    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE
    Geneviève Lapointe
    Psychologue, Centre de santé Neuville
    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

    MAL PHYSIQUE ET MAL PSYCHIQUE

    Il existe certains problèmes de santé physiques dont l'origine provient de souffrances psychologiques. Essayons de comprendre comment cela peut se produire.

    Le corps et l'esprit forment un tout inséparable. La psychanalyse nous a appris que tout ce que nous vivons passe d'abord parle corps (le ressenti) auquel se joint ensuite la psyché (le sens). Ainsi, les stimulations, tant physiques qu'émotionnelles, que nous expérimentons sont automatiquement traitées par l'appareil mental qui les enregistre de manière consciente ou inconsciente. Or, il arrive que des expériences douloureuses restent coincées au niveau du corps sans avoir accès à la mise en mots. Il pourrait alors se produire un phénomène de somatisation: l'expérience douloureuse crée une tension dans le corps qui, à défaut d'être nommée et parlée, se transforme en maux réels tels que la constipation, les maux de ventre, de tête, etc. Il peut même arriver qu'une maladie se développe et se montre récalcitrante aux traitements médicaux. Cette maladie ou ces symptômes cherchent à dire quelque chose qu'il nous faut entendre.

    Deux mises en garde s'imposent. Premièrement, les maladies ou les symptômes physiques ne découlent pas tous d'un problème psychologique, ce serait trop réductionniste (pensons aux affections dues aux bactéries, aux maladies génétiques, etc.). Ensuite, les liens qui relient le corps et l'esprit sont complexes et singuliers de telle sorte que l'affection d'un organe ne soulève pas une problématique psychologique précise (ex. un mal de gorge peut signifier un malaise à s'exprimer pour l'un et une crainte à socialiser pour un autre).

    Sachons que nous pouvons apprendre à traduire en langage ce que notre corps tente de nous communiquer. Il faut alors essayer d'explorer ce qui se passe en nous. Les liens que nous aurons à faire pourront se présenter si nous nous voyons concernés par notre problème corporel et non condamnés à en vivre passivement les symptômes. Il devient alors possible de "penser" notre mal. Cette position de réflexion amène une liberté à nous dire à nous-mêmes les vraies choses (ex. la culpabilité de guérir alors qu'un de ses proches est malade, le désir d'être pris en charge par le personnel soignant et par conséquent "la nécessité" d'être malade pour ne pas perdre "ce privilège" car nous avons trop de responsabilités et pas assez de support, etc.). Ce n'est qu'à partir de là que la résolution du problème de santé pourra émerger.

    Cet apprentissage peut nécessiter un accompagnement professionnel car plusieurs résistances peuvent interrompre ce processus. Entre autres, nous pouvons nous sentir vexés dans notre narcissisme de ne pas avoir compris assez vite ce dont il s'agissait ou de ne pas tout contrôler à l'intérieur de nous. Il devint facile de nier l'existence possible d'une origine psychologique à ce mal. Cette réaction est normale et humaine.

    La suite à lire dans le prochain article.

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    LE COURRIER DE PORTNEUF
    MERCREDI LE 19 JUILLET 2017
    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE
    GENEVIÈVE LAPOINTE
    PSYCHOLOGUE, CENTRE DE SANTÉ NEUVILLE
    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

    LES VACANCES , ENFIN!

    Pour un grand nombre d'entre nous, l'été est synonyme de vacances. On les attend avec frénésie, quiétude, et quelquefois avec anxiété. Si plusieurs les abordent dans un état psychologique heureux, certains peuvent être désemparés par ce temps de "non travail". On peut même quelquefois remplacer le rythme effréné du travail par une course aussi folle en vacances. Cela est particulièrement vrai si nos occupations ont l'habitude de nous surcharger mentalement et de nous couper de nous-mêmes. Voyons un peu une illustration de ce que pourraient être des vacances nourrissantes.

    Pendant les vacances, il est bon de laisser le ressort de notre horloge biologique se relâcher. Il y a une synchronicité entre notre rythme de vie et celui de notre environnement. C'est le temps de vivre le moment présent! Enfin! C'est l'occasion de s'arrêter aux choses de la vie et de les goûter comme si c'était la première fois: écouter les mots d'une chanson connue, regarder les fleurs au lieu de se contenter de les voir, sentir l'air du matin, etc. Découvrir, comme un enfant le fait, les détails anodins des objets qui se présentent à nos yeux. On refait le plein de la vie et on tente de nouvelles expériences. On ressent, en somme, le besoin de laisser vivre nos sens. On se fait plaisir, on se gâte un peu, histoire de s'éloigner des habitudes qui meublent les mois de travail. On en profite pour lire le roman qui nous attendait. On mange et on échange avec des amis sans penser au lundi matin qui vient. Le "farniente" devient un art de vivre. Bref, et c'est fondamental, on recharge nos batteries!

    Bien entendu, nos problèmes ne disparaissent pas pour autant, mais suite à une période de "décrochage", on peut les voir avec une autre perspective. Il est aussi possible qu'apparaissent, au retour, des solutions auxquelles on n'aurait pas pensé. Les vacances c'est aussi l'occasion de réfléchir à notre rapport au travail. Et pourquoi ne pas importer, dans le temps de travail qui suivra les vacances, quelques bonnes habitudes que nous avons pu prendre au cours de ce temps "hors du temps". Mais cette période de "réparation" peut aussi en être une de "reconstruction", notamment dans les relations avec nos proches, parents, famille ou amis. Notre plus grande disponibilité peut nous rapprocher d'eux et dans certains cas, approfondir les liens. Au retour des vacances, les week-ends et les soirées peuvent être différents.

    À chacun sa façon de vivre ce temps des vacances, qu'elles soient longues ou courtes, en journée continues ou clairsemées. Quant à moi, vous aurez remarqué que mon texte de ce mois a déjà un pied dans les vacances que je vous souhaite bonnes et fortifiantes.

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    COURRIER DE PORTNEUF

    MERCREDI 21 JUIN 2017

    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE

    GENEVIÈVE LAPOINTE

    PSYCHOLOGUE

    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

     

    À LA RECHERCHE D'UNE SOLUTION

     

    Le présent billet fait suite à celui du mois de mai qui traitait des particularités propres à la consultation psychologique. En effet, il avait été question d'établir un parallèle avec le travail d'autres professionnels tels le médecin et le physiothérapeute qui offrent des pistes de solutions qui consistent en des actions concrètes à entreprendre par la personne qui consulte comme, par exemple, faire de l'exercice physique, limiter temporairement un mouvement, prendre une médication, etc. Lors d'une consultation psychologique, le patient se situe dans un rapport différent avec le professionnel, car il veut mieux se comprendre lui-même et pour ce faire, c'est à lui de parler de ce qui l'habite. Il partage ainsi ses pensées et ses états affectifs. Le psychologue l'aide à faire du sens sans toutefois lui donner des directives.

     

    D'emblée, une personne qui consulte pour la première fois recherche des solutions immédiates à son problème. Elle se dit probablement qu'elle ne les trouve pas par elle-même mais que quelqu'un, et en particulier un professionnel, doit savoir quoi faire! Ce raisonnement est a priori très logique. Or, lorsque cette personne consulte le professionnel, il est possible qu'il se dégage pour elle une nouvelle perspective dans la perception de sa situation; elle peut alors ressentir qu'elle participe plus ou moins directement et plus ou moins consciemment à sa situation problématique. Une fois cette constatation faite, elle arrivera à comprendre plus facilement qu'elle fait partie de la solution et qu'il est donc nécessaire qu'elle parle et soit active pendant le processus psycho-thérapeutique.

     

    Prenons un exemple : une personne consulte un psychologue en se disant malheureuse, car les autres ne sont pas intéressés à socialiser avec elle. Cette personne souffre de solitude et éprouve un sentiment d'exclusion. Elle vit sa situation dans un état d'impuissance et d'incompréhension. Lors de la consultation, il pourrait être mis en lumière par la personne elle-même qu'au delà du désinvestissement perçu de la part des autres, il y a aussi la crainte qu'elle ne soit pas suffisamment intéressante pour personne. Et cela traduit en fait, en amont, une faible estime de soi. Cette personne alimenterait donc, sans s'en rendre compte, sa mauvaise estime d'elle en projetant son malaise personnel sur les autres qu'elle perçoit comme l'excluant. Si le professionnel s'en tenait au motif de consultation donné (les autres ne s'intéressent pas à moi), il serait tenté de fournir des conseils pour aider la personne à mieux socialiser. Mais puisque le professionnel est habileté à faire une lecture à un second niveau, il pourra cibler le vrai problème d'estime de soi et chercher à mobiliser la personne pour s'aider et s'aimer. La personne sera dorénavant active pour se prendre en charge et non plus passive à attendre des solutions immédiates de la part du professionnel, solutions qui seraient vraisemblablement vaines.

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    PSYCHO-POP

     

    PAR GENEVIÈVE PARENT

     

    UN BON PÈRE EN 10 POINTS

     

    Nous avons beaucoup d'exigences à l'égard de nos hommes et, souvent, nous leur accordons trop peu de mérite. Pourtant, en tant que pères, ils jouent un rôle essentiel dans la vie de nos enfants. Alors, mesdames, votre conjoint est-il un bon père?

     

    IL EST PRÉSENT


    Il est là physiquement, mais on sent aussi sa présence par ses paroles et son attitude. Il est disponible et souhaite interagir avec ses enfants.

     

    IL ACCUEILLE

     

    On a l'impression qu'il nous attend les bras grands ouverts. Il est heureux de recevoir ses enfants. S'ils habitent sous son toit, il est content de les voir rentrer en fin de journée, et il prend le temps de les saluer et de leur demander de leurs nouvelles.

     

    IL ENSEIGNE

     

    Il y a des choses qu'il sait mieux que personne. Il a acquis une expérience de vie qu'il est heureux de partager avec ses enfants. Il peut montrer la marche à suivre pour arriver à un résultat, mais il peut aussi enseigner de belles leçons de vie… par l'exemple!

     

    IL ÉCOUTE


    Il prête l'oreille, parfois discrètement, mais il est à l'affût de ce que vivent et racontent ses enfants. Il leur laisse la place nécessaire pour qu'ils s'expriment et il a compris que la parole est d'argent, mais que le silence est d'or!

     

    IL CONSEILLE

     

    Impliqué dans la vie de ses enfants, il sait leur prodiguer de précieux conseils et imposer sa façon de faire. Ses enfants se sentent soutenus.

     

    IL APPROUVE

     

    Il soutien ses enfants quoi qu'ils décident de faire. Il est conscient qu'ils font leurs propres choix et il les approuve. Surtout, il ne les juge pas.

     

    IL EST SOLIDE

     

    Il se tient debout et est solide comme un roc sur lequel on peut s'appuyer. Ses enfants savent qu'ils peuvent compter sur lui.

     

    IL RÉCONFORTE

     

    Il sait que la vie peut parfois être difficile et il est là, à sa façon, lorsque ça va mal. Il peut réconforter par des mots, mais il peut aussi être précieux uniquement par sa présence. Son silence veut tout dire. Il est réconfortant.

     

    IL AIME SES ENFANTS

     

    Il ressent beaucoup d'amour pour ses enfants. Il peut sembler renfermé, parfois distant, mais il y a une chose dont on ne peut jamais douter, c'est l'affection qu'il porte à ses enfants. Ça se lit dans ses yeux, il n'y a qu'à le regarder!

     

    IL COMPLÈTE LA MÈRE

     

    Il n'a pas la prétention de remplacer la mère, mais seulement de la compléter. Il sait qu'il doit exercer son propre rôle. Il est différent de la mère, mais tout aussi important.

     

    PÈRE ET FILLE : UNE RELATION CLÉ!

     

    Dans la société, on met beaucoup d'importance sur le rôle de la mère quand il est question de l'éducation des enfants. C'est noble, tant que ça ne se fait pas au détriment du père. Il faut savoir qu'un père est indispensable dans la vie d'un enfant. En tant que femmes, on oublie trop souvent le rôle essentiel que notre père a joué dans notre évolution. C'est lui qui a été le premier homme dans notre vie : ce n'est pas rien! En cette fête des Pères, prendrez-vous la peine de dire à votre père ce qu'il représente pour vous?

     

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    PSYCHO-POP

    Par Geneviève Parent

     

    SE MARIER SUR LE TARD

    POURQUOI PAS?

     

    Il y a plusieurs années, les jeunes habitaient chez leurs parents jusqu'à ce qu'ils rencontrent l'amour de leur vie, la personne qu'ils désiraient épouser. Ils emménageaient ensuite ensemble et fondaient une famille. Parfois, ça finissait par un divorce. Aujourd'hui, ici, chacun mène sa vie de couple comme il l'entend. Pourquoi se marier après plusieurs années? Et pourquoi pas?

     

    « NOUS N'EN VOYIONS PAS LA NÉCESSITÉ. »

     

    Plusieurs amoureux choisissent de se marier après de nombreuses années de vie commune, parfois après 15 ou 20 ans. Ils ont affronté bien des tempêtes et ils sont demeurés unis. Et là, ils ont envie de s'engager par le mariage. Ils savent qu'ils veulent partager leur vie avec la personne avec qui ils sont. Ils n'ont pas « besoin » de se marier; ils souhaitent le faire, c'est tout!

     

    « NOUS PRÉFÉRIONS VIVRE AU JOUR LE JOUR. »

     

    D'autres souhaitaient vivre leur relation au jour le jour. Échaudés par des relations précédentes, ils craignaient d'être de nouveau blessés. Puis, avec les années, leurs plaies ont été pansées. Ils savent que le passé est derrière eux et ils sont prêts à épouser l'autre, à croire de nouveau à l'amour pour longtemps.

     

    « NOUS NE VOULIONS PAS NOUS TENIR POUR ACQUIS. »

     

    Certains craignaient que le mariage les amène à tolérer l'autre plutôt qu'à l'aimer. Ils voulaient qu'une porte demeure toujours ouverte que la possibilité de perdre l'autre soit comme une épée de Damoclès pour se pousser à toujours prendre soin de l'autre. Mais, après plusieurs années de vie commune, ils veulent désormais s'engager à prendre soin de leur amoureux dans le mariage. Ils savent que c'est parfois lorsqu'on est bien qu'on s'épanouit davantage.

     

    « NOUS NOUS SOMMES RENCONTRÉS SUR LE TARD. »

     

    Finalement, il y a des gens qui se sont connus dans la quarantaine, après avoir vécu une longue relation et eu des enfants avec d'autres personnes. Ils savent que l'individu qu'ils aiment désormais est « le bon » et veulent l'épouser. Ils se marient à un âge plutôt avancé, mais ils savent qu'ils font le bon choix.

     

    « NOTRE ENGAGEMENT, C'ÉTAIT LES ENFANTS. »

     

    L'engagement n'est parfois pas pris entre les membres d'un couple, mais entre les parents et leurs enfants : quoi qu'il arrive, le père et la mère se tiennent responsables de l'éducation de ceux-ci. Lorsque leurs enfants prennent leur envol, bien des couples se mettent à battre de l'aile. D'autres jouissent, par contre, d'une belle complicité qui s'est épanouie au fil des années et souhaitent désormais se marier et faire participer leurs jeunes à la cérémonie. Pour plusieurs couples, c'est l'occasion de célébrer leur amour en famille!

     

    EN BREF

     

    Comme vous pouvez le constater, il y a plusieurs raisons qui poussent des couples à se marier sur le tard. Il n'y a pas de bon moment; seulement un moment où les deux amoureux se sentent prêts.

     

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    PSYCHO-POP
    PAR MARIE-FRANCE PELLERIN

    CONSEILS DE PRO POUR UN MARIAGE

    Quoi de plus émouvant que d'assister à un beau mariage d'été? Que vous vous apprêtiez à dire "Oui, je le veux!" ou que vous soyez invitée à la cérémonie, Louise Masson, spécialiste de l'étiquette et du savoir-vivre, répond à des questions que vous vous posez certainement...

    SI ON EST INVITÉE À LA NOCE

    Combien d'argent doit-on donner en cadeau?

    La somme doit être fixée en fonction de notre relation avec les mariés et , surtout, de notre budget. Si aucun registre de cadeaux n'a été créé, pourquoi ne pas contribuer par exemple, au voyage de noces?

    Est-il vrai qu'il faut éviter de porter du blanc?

    "Oui. C'est le privilège de la mariée." Cela vaut pour toutes les déclinaisons de blanc, du crème au blanc cassé. Après tout, l'éventail de couleurs offert sur le marché est assez vaste: il n'y a aucune raison de voler la vedette à la mariée!

    Les parures et les maquillages extravagants sont-ils à proscrire?

    "Pourquoi le seraient-ils? C'est un grand jour! C'est une occasion pour se mettre sur son trente-six! Par contre, on n'arrive pas fardée comme un clown." Le bon goût est de mise, mais on peut assurément se permettre quelques extravagances.

    Quels comportements doit-on éviter?

    "La règle est de s'abstenir de s'enivrer, de tenir des propos déplacés, de dénigrer les gens et de parler du montant qu'on a donné en cadeau. Par ailleurs, les femmes veulent parfois avoir l'air sexy à tout prix. Je ne suis pas contre ça, mais il faut savoir être de bon ton." Ainsi, le décolleté n'est pas à proscrire, mais il faut éviter de trop en dévoiler.

    Les cérémonies à l'étranger sont de plus en plus tendance. Si l'invité assume les frais du voyage, doit-il quand même offrir un cadeau?

    Quand on doit couvrir des frais de voyage assez élevés, offrir un cadeau demeure à notre discrétion. Si notre budget le permet, on peut toutefois donner un petit quelque chose. Et on l'offre d'ailleurs au retour des mariés, pour éviter que le cadeau ne se perde en cours de route.

    SI ON SE MARIE

    Doit-on absolument offrir un bar ouvert à nos invités?

    "Oui, je pense que c'est normal. Mais "bar ouvert" ne veut pas dire qu'il faille se soûler et danser sur les tables!" insiste Louise Masson. Et sachez qu'il existe une règle toute simple pour éviter que les toasts n'en finissent plus de se multiplier au cours de la soirée: seulement certains invités ont le privilège de porter des toasts.

    Est-ce qu'il est radin de demander aux invités un montant pour le repas?

    "Je ne trouve pas ça très élégant de le faire. Si, en plus, les invités ont contribué à un cadeau, je trouve ça extravagant de leur demander de payer le repas. Si on n'en na pas les moyens, on ne fait pas de noces. Il ne faut pas vivre au-dessus de ses moyens."

    Existe-t-il une règle incontournable s'appliquant aux mariés?

    "Après la réception, les mariés sont tenus de remercier chaque personne qui est venue à la célébration et qui a contribué à un cadeau", termine Mme Masson.

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  • Résultats de recherche d'images pour « cultivez votre jardin intérieur »

     

    PSYCHO-POP

    PAR GENEVIÈVE PARENT

    CULTIVEZ VOTRE JARDIN INTÉRIEUR


    Plusieurs personnes se sont mises au jardinage. Pour certaines, c'est une passion; pour d'autres, une nécessité. Mais à trop embellir son terrain, on oublie parfois que jardiner, ça signifie aussi s'occuper de soi!


    ENTRETENIR SON JARDIN INTÉRIEUR.


    Si un jardin vous semble beau, joliment aménagé, c'est que son propriétaire a pris le temps de bien choisir ses graines et de semer chacune d'elles à l'endroit qui lui convient. Il connaît ses plantes et leurs besoins respectifs, et sait mieux que quiconque que le soleil ou un peu d'ombres sont nécessaires à leur croissance. Votre jardin intérieur a lui aussi besoin des bonnes semences pour être prospère et sain.


    5 graines à semer


    1. Une graine d'intellect, pour continuer à apprendre et stimuler vos facultés cérébrales.

    2. Une graine d'esprit critique, pour faire la part des choses dans ce que vous vivrez, verrez, entendrez, lirez…

    3. Une graine d'affection, pour aimer les gens que vous fréquentez.

    4. Une graine de sensibilité, pour être en contact avec les vibrations de ce que vous vivrez et vous rappeler que vous êtes vivant.

    5. Une graine de spiritualité, pour voir la part de lumière dans tout ce que vous toucherez.


    Tout comme le jardinier, vous avez que votre jardin est ce qu'il est grâce à vos zones d'ombre et de lumière. D'une part, la lumière est essentielle, mais à elle seule, elle pourrait faire brûler les plantes. Un peu d'ombre leur est donc nécessaire pour se reposer. D'autre part, une absence complète de clarté les ferait mourir. Il s'agit donc de trouver le juste équilibre. Il en va de même pour notre jardin intérieur; il ne peut être toujours dans la lumière. Parfois, il faut se retirer à l'ombre pour se reposer.


    ENTRETENIR LE JARDIN DE SON COUPLE


    Lorsque notre propre jardin intérieur est bien ensemencé et entretenu, on est davantage disposé à en faire autant pour le jardin de son couple. C'est bien d'avoir n jardin, mais si on ne s'en occupe pas au quotidien, il cessera de fleurir, puis mourra. De même, il faut entretenir son couple si on veut que l'amour continue de croître plutôt que de se faner.


    4 graines à semer


    1. Une graine d'amour, pour aimer l'autre avec ses bons et ses moins bons côtés.

    2. Une graine de respect, pour laisser l'autre libre d'être et d'agir comme il l'entend.

    3. Une graine de patience, pour laisser passer les nuages au-dessus de nos têtes.

    4. Une graine d'humour, pour rire et maintenir la complicité.


    Tous les couples ont leurs zones d'ombre et de lumière. À vous de décider sur laquelle vous souhaitez mettre l'accent. Mais sachez qu'un équilibre entre les deux rendra votre couple unique et solide.


    PLUS VERTE, L'HERBE DU VOISIN?


    Le jardin du voisin semble toujours plus beau. Lorsqu'on regarde chez les autres, en effet, on a souvent l'impression que c'est mieux et que ça semble tellement plus facile! Mais méfions-nous; les apparences sont trompeuses! Cultiver un jardin demande temps et engagement. Ceux qui montrent une belle confiance en eux et qui semblent en harmonie dans leur couple y mettent certainement les efforts nécessaires. Et, surtout, rappelons-nous qu'on ne sais jamais ce qui se passe vraiment derrière les portes closes. Seules les personnes concernées le savent.


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  • Résultats de recherche d'images pour « voyager en couple personnes âgées »

     

    PSYCHO-POP

    PAR GENEVIÈVE PARENT

     

    VOYAGER EN COUPLE, 5 MOYENS D'Y ARRIVER

     

    Le voyage est souvent anticipé avec plaisir. Voyager seul, c'est bien, mais voyager à deux, c'est souvent mieux! Voici cinq bons trucs pour favoriser un voyage de couple agréable.

     

    PLANIFIER À DEUX

     

    Bien souvent, l'un des deux partenaires prend les devants et planifie l'escapade. Bien que son rôle d'organisateur puisse paraître enviable, il exprime souvent la lourdeur de la responsabilité à porter. Le voyage à deux ne commence pas une fois arrivés à destination, mais dès la planification.

     

    LA SOLUTION : Assoyez-vous ensemble et déterminez le type de voyage que vous désirez effectuer. Dressez une liste des endroits à visiter, puis menez des recherches chacun de votre côté. Rencontrez-vous à nouveau pour partager vos coups de coeur et décidez ensemble de la destination.

     

    AVOIR DES ATTENTES RÉALISTES

     

    Vous entrevoyez ce voyage avec beaucoup d'enthousiasme, vous espérez vous relaxer, visiter, vous retrouver… Il peut être tentant d'avoir beaucoup d'attentes, mais rappelez-vous que c'est aussi le meilleur moyen d'être déçu.

     

    LA SOLUTION : Ayez une seule attente et partagez-la avec votre partenaire. Ainsi, vous aurez un objectif unique en tête; comme vous en aurez fait part à votre partenaire, ce sera plus facile de l'atteindre.

     

    EXPRIMER SES DÉSIRS

     

    Malgré la meilleure planification du monde, il n'est pas toujours facile, une fois sur place, de vivre tout ce qu'on avait prévu. Ainsi, de nouvelles occasions peuvent se présenter, ou encore votre état d'esprit peut changer, et vous préférerez mettre l'accent sur la détente plutôt que sur les visites, ou vice versa.

     

    LA SOLUTION : Tâchez de déterminer vos désirs, et partagez-les avec votre partenaire sans vous attendre à ce qu'il les satisfasse. Après tout, ses désirs et ses besoins sont aussi importants que les vôtres!

     

    RESPECTER LES BESOINS DE L'AUTRE

     

    L'autre aussi peut voir ses désirs et ses besoins changer. Cela peut poser un problème si ceux-ci ne concordent pas avec les vôtres. Chacun peut alors éprouver des déceptions et des frustrations.

     

    LA SOLUTION : Parlez-vous! De plus, vous n'avez pas à passer tout votre temps ensemble, même s'il s'agit d'un voyage de couple! Par exemple, vous souhaitez vous baigner, mais votre partenaire préférerait faire une sieste dans votre chambre? Eh bien! Allez chacun de votre côté… pour mieux vous retrouver!

     

    MAINTENIR UNE BELLE COMPLICITÉ

     

    Le voyage peut amener son lot de tensions dues à la planification, aux décisions à prendre une fois sur place, aux occasions qui se présentent, aux désirs et aux besoins qui se modifient, aux imprévus, etc. Il y a de quoi se prendre la tête! Pourtant, ces moments de vacances devraient vous rapprocher, pas vous éloigner…

     

    LA SOLUTION : Prenez les choses en souriant et rappelez-vous que vous êtes ensemble pour vivre de beaux moments. Si chacun y met du sien, ce voyage restera un beau souvenir pour vous deux.

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  • Résultats de recherche d'images pour « recours à l'aide »

     

     

    LE RECOURS À L'AIDE

     


    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE

    Geneviève Lapointe

    Psychologue

    genevievelapointpsychologue@videotron.ca


    LE RECOURS À L'AIDE


    Il arrive parfois que dans des moments difficiles, des proches puissent savoir nous écouter, nous comprendre et nous orienter convenablement. Dans ces cas, le réseau de soutien est suffisant pour soulager les souffrances. En d'autres occasions, l'entourage peut être mal placé pour offrir une écoute adéquate, dans les cas notamment de gens aux prises avec une dépression, de l'anxiété importante ou des problèmes conflictuels récurrents avec les autres. Rester seul avec son problème peut être particulièrement souffrant. Pour s'en sortir, consulter un professionnel tel un psychologue, un travailleur social ou un psychoéducateur, par exemple, représente une aide prodiguée par une personne neutre et bienveillante pour mieux comprendre le problème et les avenues à emprunter pour le résoudre.


    Concrètement, la consultation se déroule en deux temps. D'abord, l'exposition du problème par le patient, ensuite l'analyse de la situation par le professionnel et la proposition d'objectifs de travail pour répondre au problème présenté. Les objectifs pourraient être par exemple : diminuer la tristesse, se sentir plus à l'aise dans des situations sociales, augmenter la confiance en soi, apprendre à se connaître, etc.


    Certains préjugés peuvent encore empêcher le recours à un professionnel. Par exemple, le plus classique : « C'est pour les fous ». En réalité, le professionnel est disponible pour toute personne qui souffre psychiquement peu importe l'intensité. On entend aussi, « consulter est une signe de faiblesse ». Cette pensée s'appuie sur l'idée qu'être fort c'est se croire au-dessus des problèmes, or la force consiste justement à reconnaître ses problèmes et à les affronter pour les régler. Une autre défaite : « j'ai des amis à qui je peux parler et donc pourquoi consulter? ». Les amis sont primordiaux pour soutenir et aimer leurs proches mais ils n'ont pas la distance nécessaire pour régler des problèmes psychologiques tels la dépression et l'angoisse ni même ne possèdent les outils professionnels. Autre préjugé : « raconter sa vie amplifie la souffrance ». Or, la souffrance fiat partie de la vie et on en a besoin pour s'épanouir. Cependant, lorsqu'elle devient trop lourde, handicapante ou envahissante, cette souffrance doit pouvoir être racontée pour s'apaiser. Il est normal que le travail sur soi soit dérangeant à certains moments, d'où l'importance de la présence d'un professionnel sur lequel un patient peut s'appuyer. On entend aussi souvent : « en consultation, les professionnels ne parlent pas ». Lorsqu'une personne souffre, elle veut être aidée rapidement et s'attend à recevoir des solutions immédiates du professionnel, tel qu'on le constate par des professionnels comme le médecin, le physiothérapeute, l'avocat, etc. Dans plusieurs consultations psychologiques, un travail sur soi en profondeur est essentiel et c'est pourquoi le professionnel doit se mettre à l'écoute et intervenir moins fréquemment qu'un autre professionnel. Ce sera le sujet d'un prochain billet.


    Courrier de Portneuf

    mercredi 24 mai 2017

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  • Résultats de recherche d'images pour « l'enfant préféré »

     

    COURRIER DE PORTNEUF
    MERCREDI 26 AVRIL 2017
    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE
    Geneviève Lapointe
    Psychologue
    genevievlapointepsychologue@videotron.ca

     

    L'ENFANT PRÉFÉRÉ

     

    La très grande majorité des parents veulent être le plus équitables possible avec leurs enfants. Ils portent attention à ne pas faire de favoritisme. La valeur véhiculée est alors celle de la justice. La volonté d'être juste avec ses enfants est en effet partagée par l'ensemble des parents. Cependant, la réalité peut être très différente car il est possible qu'un parent affiche une affinité plus grande avec un de ses enfants pour ainsi créer un tandem qui aura un impact certain sur eux et sur le reste de la famille. Nous explorerons ce phénomène pour mieux le connaître et en comprendre ses conséquences. Voici une énumération de motifs qui pourraient relier certains parents plus fortement à certains de leurs enfants.

     

    Le partage d'activités communes avec son enfant, comme par exemple, un père sportif qui se rapproche plus de son enfant le plus talentueux en activités physiques. De même, la découverte de traits de caractères semblables aux siens chez son enfant; une mère intellectuelle, par exemple, qui tend à partager davantage ses connaissances avec son enfant le plus curieux. Autre motif, le sexe de l'enfant qui est le même que celui du parent peut rendre celui-ci enclin à sentir une alliance plus forte entre eux. Ou inversement, l'enfant de sexe opposé peut provoquer des sentiments plus tendres chez un parent. Dans certaines familles, chacun des parents peut avoir son enfant privilégié, ce qui décentre la famille du couple parental assorti d'une fratrie, et les fait plutôt basculer dans une situation à deux couples. Autre cas: le premier enfant, celui avec qui le parent découvre son rôle parental ou inversement, le dernier, celui qu'il peut chérir pour la dernière fois. Enfin, le cas de l'enfant handicapé ou malade qui peut amener le parent à compenser ce problème par la difficulté à lui refuser certaines choses qu'il aurait aisément refusées à ses autres enfants.

     

    Ces situations peuvent parfois paraître anodines et banales. Cependant, il faut savoir qu'elles créent souvent des rivalités à l'intérieur de la fratrie ou laissent l'enfant avec une seule référence parentale principale , maternelle ou paternelle. Elles peuvent aussi induire, chez l'enfant favorisé, un sentiment de culpabilité par rapport à ses frères et soeurs.

     

    Chaque cas est un cas d'espèce qui demande une attention particulière, mais globalement, il importe de retenir que le parent qui cherche à reconnaître la vraie nature du lien privilégié avec un de ses enfants, ne doit pas se confiner dans une culpabilisation stérile, mais bien s'engager dans une démarche de réflexion. Celle-ci peut, entre autres, amener le parent à comprendre certaines de ses fragilités qu'il compenserait à tort de cette manière et éventuellement à envisager certains correctifs salutaires.

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  • Résultats de recherche d'images pour « rire pleurer »

     

    COURRIER DE PORTNEUF
    MERCREDI 29 MARS 2017

    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE
    Geneviève Lapointe
    Psychologue
    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

     

    RIRE POUR NE PAS PLEURER

     

    Il est normal d'aborder chacun de nos problèmes de manière sérieuse. Est-ce à dire qu'il faut en exclure le rire ou l'humour? Absolument pas. Une touche d'humour peut amener à dédramatiser facilement un événement, en autant qu'on se prête au jeu. Il est donc possible d'être à la fois réaliste devant une situation ardue, vouloir prendre des bons moyens pour composer avec cette situation mais aussi d'en rire ou de faire des traits d'esprit pour s'en dégager un peu. Et comme disait si bien Chesterton, écrivain prolifique anglais: "La vie est une chose trop importante pour être prise au sérieux".

     

    Illustrons un peu le propos. J'ai en tête le passage classique dans Cyrano de Bergerac où ce dernier est pris à partie par un homme qui fait une remarque sur la taille de son nez. Cyrano réplique en blâmant son interlocuteur pour la pauvreté de son commentaire. Au lieu de se mettre en colère ou de s'apitoyer sur son sort, Cyrano va encore plus loin par une tirade célèbre où il compare son nez avec un cap, une péninsule, etc.

     

    L'autodérision est un mécanisme sain qui peut aider à diminuer le poids d'une chose à vivre. Évidemment, vous le faites si vous en avez envie, rien n'oblige à le faire si vous n'êtes pas à l'aise. Le rire reste nécessairement un mécanisme dont on a plaisir à faire usage car il ne se commande pas. Bien heureusement, il se cultive.

     

    On dit que plusieurs dizaines de muscles sont impliqués dans le rire. Cette action provoque un sentiment de détente et de bien-être par l'activation très bénéfique des systèmes cardiaques et pulmonaires. Il y aurait aussi sécrétion des endorphines (neurotransmetteur qui stimule le plaisir et qui diminue les douleurs car il agit comme anesthésiant).

     

    Le rire et l'humour libèrent les tensions de l'organisme. Ils prennent leur source dans les plaisirs de l'enfance qui donnent l'illusion de maîtriser l'immaîtrisable, d'être libre à l'intérieur de soi. J'ai lu des récits de gens qui ont vécu des situations extrêmes tels les camps, les goulags, ou à un niveau plus individuel, être sous le joug d'un bourreau et qui utilisaient l'humour pour s'adapter à la vie. Il s'agit là de créer un espace de liberté intérieur insaisissable qu'aucun agresseur ne pouvait atteindre. Dans ces cas particuliers, c'était la première étape d'un processus de résilience.

     

    En somme, au cours des situations quotidiennes, l'usage de l'humour contribue à se construire une image positive de soi, à évacuer du stress, à communiquer un message aux autres parfois sous son couvert, bref "l'humour est souvent le plus court chemin d'un homme à un autre" (Wolinski).

    *****

    Note: Vous pourrez aller voir cet article sur mon blog spirituel/religieux, "Guérir par le rire": http://lesroutescelestes.centerblog.net/656-

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  • Résultats de recherche d'images pour « tubes ménage »

     

     

    wink

    PSYCHO-POP
    Par Geneviève Parent

     

    FAITES BON MÉNAGE!

     

    Le printemps est souvent synonyme de grand ménage. Tout comme la poussière qui s'accumule dans les coins, les tracas et les frustrations dans le couple se multiplient souvent sans trop qu'on s'en aperçoive. On vous propose donc de profiter de cette période pour faire le grand ménage de votre couple et trouver vos propres trésors!

     

    ON GARDE

     

    Il y a des choses que nous faisons parfois inconsciemment et qui nous rendent heureux. Il s'agit:
    . de notre plus beau sourire, qui est contagieux pour notre partenaire;
    . de notre capacité à nous émerveiller devant les petites choses;
    . de notre gratitude envers l'autre et ce que nous partageons ensemble;
    . des petites attentions que nous nous portons mutuellement;
    . des défis que nous nous lançons de temps à autre pour nous rappeler que nous sommes bien vivants.

     

    ON RECYCLE

     

    Il y a des choses que nous souhaitons garder et utiliser à nouveau, mais sous une autre forme. Il s'agit:
    . des non-dits que nous avons gardés pour nous-mêmes et qui nous ont détruits à petit feu. Partageons-les avec l'être aimé pour trouver des solutions;
    . des souvenirs de nos première amours qui nous rendent nostalgiques. Utilisons-les comme ressort pour les périodes creuses de notre relation;
    . des sacrifices que nous avons faits pour l'autre et qui, selon nous, n'ont pas été appréciés à leur juste valeur. Regardons ce qu'ils ont apporté de positif pour nous-mêmes;
    . des reproches faits à l'autre. Parlons plutôt de ce que nous aimerions au lieu de ce que nous déplorons.

     

    ON JETTE

     

    Il y a des choses dont nous ne voulons absolument plus. Elles nous ont été utiles dans le passé, mais maintenant, c'est terminé. Il s'agit:
    . des attentes irréalistes qui nous ont fait rêver, mais qui nous ont aussi causé bien des déceptions;
    . de paroles regrettées aussitôt prononcées qui nous ont fait du bien sur le coup, mais qui ont brisé quelque chose dans notre relation;
    . des promesses qui nous ont d'abord donné des ailes pour nous les couper aussitôt;
    . de deuils non complétés qui nous ont fait nous apitoyer sur notre sort plutôt que d'avancer;
    . de colères injustifiées qui nous ont libérés, mais qui nous ont aussi fait éclater;
    . d'accusations formulées qui nous amenés à blâmer les autres pour nos malheurs plutôt que de nous prendre en main.

     

    EN BREF

     

    Pensez à une chose que vous souhaitez éliminer de votre vie. Ensuite, imaginez-la s'envoler en fumée. Pour vivre du nouveau et changer pour le mieux, il faut savoir laisser aller certaines choses.

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  • cool

     

    http://www.demotivateur.fr

    9 techniques de manipulation psychologique utilisées par les individus Pervers Narcissiques pour contrôler votre vie... Et comment les reconnaître, les combattre et les dénoncer

    Par Nathan Weberil y a 8 mois
     

     

    Ils représentent 2 à 3% de la population... Mais ils sont pourtant effroyablement dangereux, et vous en connaissez peut-être sans même le savoir !


    Les individus toxiques, tels que les pervers narcissiques, les psychopathes, et plus généralement les personnes ayant des traits antisociaux et une tendance manipulatrice, peuvent faire subir aux autres les pires sévices psychologiques, que ce soit dans le cadre d’une relation amicale, amoureuse ou professionnelle.

    C’est un sujet très important, dont il est crucial de parler : de nombreuses personnes sont victimes de tels individus, sans même le savoir, pour la simple et bonne raison que leur stratégie de manipulation consiste précisément à faire croire que le problème vient de la victime et qu’il n’y a pas d’abus psychologique ! Un cercle vicieux, vous l’aurez compris, dont il est très difficile de sortir.



    En fait, les individus dits “toxiques” utilisent une foule de stratagèmes psychologiques pour asseoir leur contrôle sur les autres. Même si certains de ces comportements peuvent être adoptés inconsciemment par des personnes “saines”, la grande différence est que les pervers narcissiques font un effort conscient pour manipuler autrui, et deviennent du même coup des experts dans ce domaine.

    Voici 9 comportements qui vous aideront à reconnaître un pervers narcissique, à le comprendre, mais surtout à le désarmer et à reprendre contrôle sur votre propre vie :



    1. Le gaslighting (ou gas-lighting)


    Le gaslighting est une tactique de manipulation mentale qui consiste à déformer ou à fausser le récit des événements de manière à faire douter la victime de sa mémoire, de sa propre santé mentale, de ce qu’elle a vu/écouté/ressenti. Concrètement, cela passe par des petites affirmations insidieuses telles que “Ça ne s’est pas passé comme ça” “ Tu as tout imaginé” “Tu es fou/folle”, “Tu te fais passer pour une victime” ... L’abuseur peut simplement nier avec un aplomb incroyable des faits qui se sont pourtant déroulés (comme si c’était la victime qui était “folle”), mais cela peut aller jusqu’à mettre en scène des événements étranges afin de désorienter la victime et de la faire réellement douter de sa santé mentale.

    Il s’agit probablement d’une des formes de manipulation les plus pernicieuses, parce que cela va lentement éroder votre sens de la réalité, bouffer petit à petit votre capacité à croire en vous-même et donc vous conduire inexorablement à douter de vous et de la légitimité de dénoncer que vous êtes victime d’abus mental, de violences psychologiques ou plus généralement de mauvais traitements.

    Du point de vue psychologique, le gaslight s’appuie sur ce qu’on appelle une dissonance cognitive, c’est-à-dire le conflit entre deux différentes informations, deux pensées contraires : “Puis-je faire vraiment confiance à ce que j’ai vécu ? Ou bien cette personne a-t-elle raison et c’est moi qui ai un problème ?” Pour résister à cela et contrer cet effet psychologique pervers, il est important de bien s’ancrer dans sa propre réalité : tenir un journal, écrire ce qu’il s’est réellement passé, parler avec un ami, un psychologue ou encore un réseau de soutien aux victimes d’abus mentaux. Avoir d’autres voix que la vôtre sur lesquelles vous appuyer constitue une arme efficace pour vous écarter de la réalité déformée qu’essaye de vous imposer un manipulateur.


    2. La projection mentale (stratégie du bouc émissaire)

    La projection est le mécanisme de défense des manipulateurs. C’est un trait distinctif de ces personnes : elles refusent catégoriquement d’admettre ou même de percevoir leurs propres défauts, sont incapables d’assumer leurs actes. Elles peuvent donc faire et dire tout et n’importe quoi pour éviter d’être tenues responsables. C’est là qu’entre en scène la projection mentale : la personne ayant un comportement négatif, plutôt que de l’admettre, va déplacer la responsabilité en les attribuant à quelqu’un d’autre. En gros, c’est comme si ce fardeau était trop dur à supporter, trop lourd à assumer pour elles, et qu’elles vous refilaient tout sur les bras en vous accusant ! C’est une réaction qui permet au manipulateur de se débarrasser de sa culpabilité et de sa honte inconsciente de lui-même. Il ne faut pas oublier que ces personnes sont souvent elles-mêmes malades.

    La victime devient ainsi une sorte de bouc émissaire, de poupée expiatoire que le manipulateur utilise en l’accusant pour se décharger de ce poids. Ce dernier évite ainsi d’avoir à s’encombrer avec le sens des responsabilités et le sens de la morale, pour cela il aura besoin que sa victime prenne cette responsabilité sur elle et surtout qu’elle se sente bien coupable, qu’elle éprouve de la honte, pour se rassurer

    Concrètement, une personne avec une tendance mythomane va vous accuser de mentir et de travestir la réalité. Une femme qui éprouve un sentiment pathologique de dépendance et de jalousie pourra accuser son mari de trop s’accrocher à elle et de l’étouffer. Un collègue de travail dira que vous êtes inefficace et que vous ne servez à rien, pour justifier sa propre baisse de productivité.


    3. Dévier sans cesse la conversation par le biais de sophismes et d’arguments fallacieux

    Parfois, on peut être tenté d’affronter les problèmes par le biais d’une bonne conversation, afin de trouver une solution commune dans un esprit de compromis. Si c’est bien sûr le comportement idéal à avoir avec une personne “normale”, dans le cas d’un pervers narcissique ou autre manipulateur, attendez-vous à tomber de haut ; il est parfois difficile de l’admettre, mais vous ne pourrez jamais avoir une vraie conversation.

    En effet, si vous avez le malheur de les attaquer, les manipulateurs utilisent des stratagèmes élaborés, employant des biais cognitifs, des sophismes et autres arguments à logique fallacieuse qui leur permettent de “gagner” tous les débats, d’avoir toujours le dernier mot — même en ayant tort. (pétition de principe, argument ad hominem, faux dilemme…). Ils feront tout pour vous discréditer, vous frustrer, vous désorienter jusqu’à ce que vous ayez complètement perdu de vue le problème initial. Ne cherchez pas, à leurs yeux vous serez toujours la raison d’être de tous les problèmes.

    Il n’y a qu’une seule solution, et elle est radicale : prendre conscience que les personnes toxiques ne se disputent pas avec vous, ils se disputent avec eux-mêmes tout en vous utilisant comme exutoire. Si vous essayez de les raisonner, vous leur donnez du grain à moudre et vous ne faites qu’empirer les choses pour vous. Il s’agit de se rendre compte que le problème ne vient pas de vous, mais bien de leur comportement. Passez à autre chose, arrêtez d’essayer de discuter et de les raisonner, vous ne ferez que perdre votre temps et votre énergie.


    4. Stratégie de l’homme de paille

    La stratégie de l’homme de paille n’est pas seulement la spécialité des pervers narcissiques puisqu’elle est aussi très utilisée en… politique. Il s’agit en fait de représenter de manière fausse ou d’exagérer de façon absurde vos propres pensées et sentiments. En déformant ainsi ce que vous dites d’une manière qui arrange votre interlocuteur, votre argument devient plus facilement attaquable. La différence, c’est que les pervers narcissiques poussent le vice au point de vous faire passer pour une personne mauvaise, en vous culpabilisant et en s’attaquant à vos émotions.

    Par exemple, si vous essayez de dire que vous n’êtes pas satisfait de la façon dont cette personne toxique vous traite, sa réaction pourra être de vous faire dire ce que vous n’avez pas dit, par exemple “ Donc je suis une personne méchante, c’est ça que tu penses ?” ou encore “Oh, donc toi par contre tu es parfait, hein?” alors que vous n’avez fait qu’exprimer votre sentiment légitime dans l’espoir de trouver une solution.

    À terme, ce comportement finit par invalider totalement votre droit à avoir et à exprimer des pensées ou des émotions, ce qui est évidemment gravissime. Pour ne rien arranger, cela instaure un sentiment de doute et de culpabilité permanente, à chaque fois que vous tentez d’établir des limites et des bornes à ne pas franchir.


    5. L’emploi de différentes formes de menaces et de chantage

    Le problème avec les personnes toxiques, les manipulateurs mentaux et autres pervers narcissiques, c’est qu’ils vous menaceront sans cesse, vous prendront en otage sans (nécessairement) passer par la violence physique. C’est au final beaucoup plus traître et surtout, difficile à reconnaître comme une véritable forme de violence qu’une personne qui vous dirait “fais ça ou je te pète la tronche”. Ne vous laissez pas faire, ce n’est pas parce qu’on ne vous menace pas physiquement que vous n’êtes pas victime de violences ! L’abus mental est une forme de violence bien réelle, que l’on a tendance malheureusement à reconnaître moins souvent.


    Ne vous laissez pas faire, des associations existent pour vous aider. Le premier pas, le plus difficile, est de réaliser que vous êtes bel et bien victime de violences psychologiques. Et contrairement à ce que certains tentent de vous faire croire, le crédit à apporter à votre histoire est tout aussi important que pour une personne victime de violences physiques.


    6. Le conditionnement destructeur

    Attention, parce que nous allons aborder quelque chose qui relève vraiment du grand mindfuck. Les personnes toxiques peuvent en effet vous conditionner lentement pour que vous finissiez par associer mentalement toutes vos forces, vos talents, tous vos beaux souvenirs et tous les moments heureux de votre vie avec la souffrance, la frustration, le malheur. Comment font-elles cela ? En insinuant au quotidien, de manière tout à fait innocente, des attaques contre des qualités, des traits de caractère ou des choses que vous idéalisez, qui vous définissent ou que vous prenez pour modèle. En plaçant ces associations cachées avec vous, sans même que vous ne le remarquiez, ils vous changent lentement et au fil du temps, vous apprennent à vous haïr.

    Ils ruineront ainsi vos fêtes, vos vacances, détruiront les objectifs que vous vous étiez fixés, vous éloigneront de votre famille et de vos amis pour vous rendre dépendant vis-à-vis d’eux. Et au final, par le biais d‘un réflexe quasiment pavlovien, les pervers narcissiques vous “dresseront” à rejeter ou à avoir peur de faire les choses qui rendaient votre vie agréable et enrichissante, ils vous dégoûteront progressivement de tout ce que vous aimez, tout cela pour que vous reportiez toute votre attention sur eux.

    La vérité, c’est qu’ils ont peur de tout ce que vous pouvez aimer d’autre à part eux, et de tout ce qui peut se placer entre eux et le contrôle qu’ils cherchent à exercer sur vous. Votre bonheur représente tout ce qu’ils ne peuvent pas avoir, ce qu’ils ne peuvent contrôler, ils cherchent donc simplement à la détruire, par jalousie ou bien pour mieux vous manipuler.


    7. Les campagnes de rabaissement public

    Si une personne à tendance toxique ou manipulative ne parvient pas, en dépit de ses efforts, à modifier la manière dont vous vous percevez vous-même, ils chercheront à contrôler et à changer la manière dont les autres personnes vous perçoivent. Par exemple, devant des témoins, ils peuvent changer subitement de comportement et se mettre à jouer les martyrs, de sorte que — ironie du sort — c’est vous qui passez pour la personne toxique ! Cela peut aller loin, ils peuvent même finir par harceler vos proches afin d’ ”exposer la vérité” à votre sujet. Paradoxalement (mais pas tant que cela si on garde en tête le mécanisme de projection évoqué dans le point 2) , cette exposition leur permet de créer une façade pour cacher leur propre comportement abusif, et surtout, pour vous discréditer automatiquement si vous tentez de les dénoncer ou de parler à vos proches de ce qui vous arrive !

    Il s’agit en effet aussi d’une “frappe préventive” pour salir votre réputation auprès des seules personnes qui pourraient vous soutenir et vous aider à lui faire face, afin de saboter votre potentiel réseau d’aide. Vous vous sentez ainsi seul(e), sans personne pour vous croire ou vous appuyer. Si c’est le cas et que malheureusement pour vous votre manipulateur a déjà saboté votre entourage familial et affectif, vous pouvez vous tourner vers des centres d’appel anonymes, voir un psychologue ou encore aller dans des associations spécialisées pour vous aider. Expliquer votre problème à des professionnels qui connaissent ce genre de problème (et qui vous croiront) peut être le meilleur moyen d’obtenir des conseils avisés et personnalisés si vous vous sentez seul au monde.


    8. La triangulation

    Faire intervenir l’opinion (réelle ou supposée), la perspective voire la menace d’une tierce personne : voilà à quoi se résume le principe de la triangulation. Ce stratagème est le plus souvent utilisé pour valider le point de vue abusif de la personne toxique tout en invalidant du même coup la réaction pourtant légitime de la victime face à l’abus.

    Les pervers narcissiques adorent par-dessus tout faire intervenir une voire plusieurs personnes de leur entourage personnel (des collègues de travail, des amis, des ex-partenaires amoureux voire même des membres de la famille) afin de provoquer la jalousie, l’incertitude en vous. Ils peuvent également utiliser les opinions des autres pour valider leur point de vue.


    C’est un réflexe humain, bien connu par les rhétoriciens : lors d’une discussion, celui qui parvient à s’attirer les faveurs du public ou des témoins de la scène a “gagné” la dispute, quelle que soit la qualité de son argumentation. Après tout, si tous les autres (qui sont dans la pièce) sont d’accord avec lui, cela doit vouloir dire que vous avez tort, pas vrai ?

    Pour se sortir de ce piège, souvenez-vous que vous avez affaire avant tout à un MANIPULATEUR. C’est-à-dire que cette autre personne est probablement manipulée par lui (peut-être même qu’il vous utilise vous aussi à votre insu, pour trianguler cette autre personne, vous montant l’un contre l’autre pour mieux vous contrôler tous les deux !). Pour faire face à cela, battez-le en utilisant sa propre arme contre lui. Essayez de le confronter en la présence d’une personne qui vous soutient et en qui vous avez entièrement confiance !


    9. Le contrôle permanent des moindres petits aspects de votre vie

    Plus important que tout, les personnes toxiques adorent maintenir le contrôle sur autrui, et sont prêts à tout pour obtenir et conserver ce contrôle, de quelque manière que ce soit. C’est cette idée qui les obsède. Pour cela, ils sont prêts à tout : vous isoler, établir un contrôle permanent sur vos finances, sur les personnes que vous fréquentez, ce que vous lisez, où vous allez… Ils cherchent à gérer chaque facette de votre vie et ne vous laissent aucun espace libre pour vous développer. Et pourtant, la tactique la plus puissante qu’ils possèdent pour vous contrôler, c’est bel et bien de jouer avec vos émotions !

    C’est pour mieux vous contrôler qu’ils inventent de toutes pièces des situations de conflit, afin de vous déstabiliser et de vous affaiblir. C’est pour mieux vous contrôler qu’ils s’effacent émotionnellement, pour vous couvrir d’amour et d’attention ensuite s'ils sentent qu’ils sont en train de perdre la main sur vous. Et c’est à cause de tout cela qu'ils vacillent sans cesse entre le vrai et le faux, et que vous ne pourrez jamais avoir de stabilité psychologique ni aucune certitude pour savoir qui cette personne est réellement, ce qu’elle ressent et ce qu’elle pense.



    Voilà, la liste est loin d’être exhaustive et de s’appliquer de manière générale à chaque individu, mais elle aura peut-être le mérite de vous donner un aperçu de ce qu’est une personne toxique, et comment la combattre.

    Plus une telle personne aura de prise sur vos émotions, plus difficile il sera de lui échapper et même de vous rendre compte de ce que vous êtes en train d’endurer. Connaître les tactiques manipulatoires de ces personnes, en revanche, peut vous aider à définir le problème auquel vous êtes confronté, à développer une stratégie pour reprendre le contrôle de votre propre vie, et surtout, à éviter les individus toxiques dans votre vie de tous les jours.
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  • Résultats de recherche d'images pour « cerveau de l'enfant »

     

    COURRIER DE PORTNEUF
    MERCREDI 1ER MARS 2017
    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE
    GENEVIÈVE LAPOINTE
    PSYCHOLOGUE
    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

     

     

    LE CERVEAU DE L'ENFANT: COMPRENDRE POUR INTERVENIR

     

    Il est passionnant d'en apprendre sur le fonctionnement du cerveau, organe central du corps humain lié autant aux fonctions physiques que psychologiques. Les recherches scientifiques des dernières années ont mis en lumière l'extraordinaire plasticité du cerveau tout au long de la vie. Cela veut dire que que les connexions entre les neurones se créent en fonction des expériences vécues. Ainsi, le milieu dans lequel nous baignons ou les relations que nous avons influencent l'architecture de notre cerveau. Comme nous savons qu'un enfant a besoin d'apprendre à gérer ses émotions, il devient très intéressant de considérer que pour susciter chez son enfant ces nouvelles connexions si utiles au contrôle émotionnel, un parent peut concrètement y participer en s'appuyant sur ces recherches. Il lui suffit de connaître quelques rudiments de base pour mieux intervenir.

     

    Rappelons que le cerveau est divisé en deux hémisphères: l'hémisphère droit et le gauche. Chacun occupe des fonctions précises. Le gauche fonctionne de manière logique, linéaire et est porté sur les détails. Le droit est émotionnel et utilise une vision d'ensemble. Pour que nous fonctionnions bien, il est impératif que les deux hémisphères collaborent ensemble en se communiquant de l'information. C'est un défi quotidien: lorsqu'il y a une activation émotionnelle (dans l'hémisphère droit) chacun sait que ce n'est pas nécessairement facile de réfléchir de manière sensée (avec l'hémisphère gauche). Selon nos tendances personnelles, certains seront plutôt rigides en coupant l'intensité des sentiments, d'autres seront envahis et débordés par la vague émotionnelle. Imaginez maintenant un petit enfant qui vit une déception: comme celle de ne pas avoir un bon biscuit au chocolat avant le souper! Il est alors évident qu'il ne peut parvenir seul à comprendre son monde interne et y mettre un capitaine à bord! D'autant plus que le cerveau n'atteint pas sa pleine maturité avant l'âge de 25 ans!

     

    C'est au moment d'une tension émotionnelle que le parent (ou le professeur ou le grand-parent) peut faire la différence pour aider l'enfant à se contrôler mais aussi pour faire gagner en maturité son cerveau qui profitera de cette occasion pour créer de nouvelles connexions entre ses neurones. Pour ce faire, il faut que le parent reste calme et se connecte aux émotions de l'enfant afin que celui-ci se sente compris. Il doit se mettre sur la même longueur d'onde. Il utilisera des expressions faciales, un ton de voix qui traduisent la compassion et la tendresse. Il accueillera l'émotion de l'enfant sans la juger ou argumenter. Une petite caresse dans le dos peut aussi soutenir sa présence bienveillante. L'enfant devrait se calmer progressivement. Ce n'est que lorsque le calme sera atteint que la discussion avec l'enfant sera possible. Pour reprendre notre exemple, l'enfant pourrait accepter un compromis au biscuit et y trouver son compte!

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  • Résultats de recherche d'images pour « résilience »

     

    LE COURRIER DE PORTNEUF
    MERCREDI 1er    FÉVRIER 2017
    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE
    Geneviève Lapointe
    Psychologue
    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

    LA RÉSILIENCE

    Vivre un coup dur et s'en sortir en s'adaptant à la vie, voilà un phénomène qui a toujours existé. On utilise le mot "résilience" pour le nommer. Les scientifiques tentent depuis environ 60 ans d'expliquer pourquoi devant un même traumatisme, une personne peut faire preuve de résilience, alors qu'une autre restera hypothéquée. D'abord, il faut comprendre qu'une expérience est traumatisante de par son intensité et parce qu'elle dépasse la capacité de l'organisme pour lui donner un sens. Dit autrement, un traumatisme est une surcharge de sensations et d'émotions qui n'ont pas de point de référence à l'intérieur de soi. La violence, un accident, la perte d'un enfant, une catastrophe naturelle en sont des exemples.

    La personne résiliente se distingue par sa capacité à poursuivre son épanouissement malgré la survenue d'un événement traumatisant. (Il faut prendre garde à l'idée répandue qu'elle deviendrait en quelque sorte immunisée contre tout autre traumatisme). Sa vie ne tourne pas autour du traumatisme car celui-ci arrive à s'intégrer à son vécu et la reconstruction post-événement est alors possible. Cette personne arrive à être résiliente puisqu'elle fait du sens en elle-même avec cet événement étranger et dérangeant. Elle accepte de vivre une partie de sa souffrance. Par exemple, un homme devenant handicapé ds sites d'un accident, peut renouer avec une intensité de vivre  puisqu'il aura fait un travail d'expression de ses peines et ses colères et aura pu comprendre et accepter un nouveau sens à sa vie.

    Selon certaines recherches, la personne résiliente semblerait pouvoir y parvenir par le biais de quelques traits de personnalité tels que la possibilité d'être heureuse, l'engagement au travail, la sécurité émotionnelle (assurance en soi et en les autres) et la capacité à entretenir des relations sociales saines. Dans tous les cas, le soutien des autres est indispensable. Il aide à avoir la conviction qu'une construction du bonheur est encore possible. Ces gens peuvent être des proches tout comme des acteurs gravitant aux alentours (professeur, voisin, professionnels, etc.) On les appelle ainsi "des tuteurs de résilience". Enfin, il n'y a pas d'âge pour développer sa capacité de résilience.

    En somme, la résilience amène la personne à se vivre non pas comme "victime" d'un événement, mais comme une agente de sa propre guérison. Elle ne se fixe pas à ce passé douloureux, mais se propulse vers l'avant à partir de ce passé et l'intègre. Sa vie ne se concentre pas sur la plainte et la victimisation qui attend réparation de la part des autres. Non, elle cherche plutôt à se relier à des éléments positifs de son environnement.

    Geneviève Lapointe
    578, route 138, bur. 210
    Neuville
    418-909-0577

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  • Résultats de recherche d'images pour « autonomie »

     

    LE COURRIER DE PORTNEUF
    MERCREDI 14 DÉCEMBRE 2016
    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE
    Geneviève Lapointe
    Psychologue
    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

    LEÇON D'AUTONOMIE

    En matière d'acquisition d'autonomie, on pense spontanément à l'enfant, l'adulte étant présumé autonome. Ce n'est souvent pas le cas: l'autonomie n'accompagne pas automatiquement l'avènement de l'âge adulte. Plusieurs adultes peuvent éprouver de la difficulté à faire des choix par eux-mêmes, certains se méfiant de leurs connaissances et de leur affectivité pour les guider. Bref, un adulte peut aussi, comme un enfant, éprouver un sentiment de fragilité devant les choix que demande la vie. Voici donc quelques réflexions sur certains moyens à prendre pour stimuler l'autonomie.

    D'abord on définit l'autonomie par la capacité d'une personne à décider par elle-même ce qui est adéquat pour elle. En d'autres mots l'autonomie c'est de ne pas être dépendant d'autrui lorsque nos capacités le permettent. Par exemple, l'enfant qui prend lui-même sa cuillère pour la porter à sa bouche ou qui commence à être propre expérimente et découvre une certaine autonomie. Pour l'adolescent ou l'adulte, l'autonomie se manifeste au moment de l'intégration des savoir-être  autonomes comme par exemple, développer une opinion, choisir un métier, un lieu de vie et un compagnon ou une compagne de vie. Il est cependant important que l'apprentissage de l'autonomie se fasse tôt dans la vie de l'enfant pour qu'il développe une confiance en lui et un goût de poursuivre plus tard ses rêves sans trop avoir d'entraves psychiques. Chaque enfant évolue à son propre rythme et il est primordial de le respecter sans quoi c'est plutôt un sentiment d'incapacité qui prendra le dessus.

    C'est inévitablement à travers une relation empreinte de respect et d'acceptation de la différence qu'une personne peut en aider une autre à construire son autonomie. Soutenir et entretenir la curiosité d'un enfant ou d'un adolescent est un moyen accessible à tous les parents. Chaque enfant possède cette curiosité en lui et du moment où elle est valorisée par une personne significative, elle construit l'estime de soi, l'attachement interpersonnel et contribue en fin de compte à développer une plus grande autonomie. Par exemple, un enfant recevant de l'attention sincère concernant ses activités personnelles de la part de ses parents comprend qu'il en vaut la peine et que ses idées sont intéressantes. Cela l'aidera à avoir envie d'en avoir d'autres. Autre moyen: parler de l'histoire de sa famille à son enfant l'aidera à développer son sentiment d'appartenance familiale et à construire son identité propre. Aussi, accompagner son enfant tant dans ses activités à lui que dans les nôtres (recette de cuisine, connaître les traditions d'ailleurs, participer à des jeux, etc.) lui permettra d'emmagasiner des expériences positives qui lui seront utiles pour réaliser de nouveaux défis. Enfin, il faut savoir rassurer son enfant dans ses craintes inhérentes à la route qui le mène à l'autonomie.

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    COURRIER DE PORTNEUF
    16 NOVEMBRE 2016
    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE
    GENEVIÈVE LAPOINTE
    PSYCHOLOGUE
    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

    LA VIE AVEC OU SANS UN PETIT "BOF"!

    Nous ne sommes pas le même chemin pour réaliser les projets auxquels nous tenons. Certains sont très organisés et systématiques, d'autres se laissent surprendre par la vie et le hasard. Cependant, ils ont probablement tous la même quête, à savoir la satisfaction d'accomplir ce qu'ils entreprennent. Tous ces gens veulent être fiers de l'aboutissement d'un projet, que ce soit le diplôme d'études, l'obtention d'une promotion, la reconnaissance du bénévolat, etc. Voyons plus en détails ces deux modes de fonctionnement.

    Prenons l'exemple d'un homme qui planifie tout ce qu'il doit faire. Il dresse une liste des actions à poser dans sa journée. Comme d'habitude, il exige trop de lui pour le temps dont il dispose. Il s'exécute donc avec rapidité et exactitude. Il ressent la pression des choses à faire. Il se sent tendu et plus la journée avance, plus il se déçoit lui-même. Pour lui, ce sentiment est familier car il n'arrive presque jamais à compléter la fameuse liste de choses à faire. Il ne se permet pas la détente après tous ses efforts car il n'est pas satisfait de lui. Sa fermeture au monde de la sensibilité le prive de découvrir des plaisirs de la vie (ex. apprécier les détails d'un paysage, regarder un enfant découvrir le monde, sourire à une blague) qui contribueraient à apporter un peu de relativité à l'affaire. Bref, il confond probablement la liste avec la vie!

    À l'opposé, celui qui a déjà compris que les moments de liberté ne sont pas du temps perdu, mais bien au contraire, un temps fécond, possède une force qui, tout autant que pour l'autre individu, peut avoir du mal à se développer à son avantage. Au-delà de toutes les inventions et trouvailles qui ont été réalisées par ces hasards de temps libre dans l'Histoire, je parle de celui qui se perd dans les routes de traverse à cause d'une trop grande curiosité. Il perd de vue ses propres objectifs de réalisation. Il se sent peut-être tout autant désemparé que son ami ci-haut par son manque de rigueur envers lui-même. Il a peut-être l'impression d'ainsi se réaliser par cette ouverture aux choses mais il n'arrive pas à concrétiser ses projets et il se peut que même ses obligations personnelles et professionnelles en pâtissent. À sa manière, il souffre lui aussi.

    Ce sont deux personnes assez typées mais il est sûrement possible de se retrouve soi-même dans l'une ou l'autre des catégories avec une intensité plus ou moins grande. Peut-être est-il pertinent de se regarder franchement pour déceler dans un cas comme dans l'autre, notre part manquante. En d'autres mots: mettre un peu de BOF! dans sa vie... mais avec modération.

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