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    Une autre de mes réussites.

    " Les obstacles sont ces choses affreuses qui vous apparaissent quand vous perdez de vue votre but. " - Henry Ford

     

    Vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai créé des blogs? Premièrement, c’était pour me prouver à moi-même et aux personnes autour de moi que je POUVAIS le faire.

     

    Il y avait longtemps que je voulais me définir un but à atteindre : c’était soit construire un forum, soit un blog. Aujourd’hui, je peux avoir deux blogs réunis au même endroit! Je peux ainsi dire que j’ai RÉUSSI!

     

    Il est vrai, me direz-vous, que les blogs n’ont pas beaucoup de visiteurs et vous auriez raison. Mais je ne désespère pas; il y vient tout de même beaucoup de lecteurs et peut-être qu’un jour, ces mêmes lecteurs auront enfin le courage de nous révéler leurs croyances et  leurs opinions, sur le blog spirituel/religieux.

     

    Pour moi, ces blogs sont un but atteint et une réussite, tout comme mon profil Facebook. C’est sûr que j’ai eu certains encouragements d’amis internautes qui ont eu confiance en mes capacités (en passant, je les remercie sincèrement); et avec l’expérience vécue et acquise sur des forums et des blogs tout au long de ma vie d’internaute, ça m’a aidée à construire les miens en toute confiance.

     

    Deuxièmement, j’ai voulu que l'un de ces blogs soit spécial, qu’il soit dédié à cet Etre Supérieur qui est notre Père Céleste à tous, et à son fils Jésus pour qui j’ai une admiration sans borne. Sans eux, sûrement n’aurai-je jamais eu l’idée de créer un blog spirituel. C’est en grande partie la raison de cette réussite. Ils m’ont sûrement donné un coup de pouce! Et je les en remercie grandement, car ils ont contribué à cette réussite.

     

    Troisièmement, ce blog se veut aussi un lieu où certaines personnes en difficulté pourront venir puiser du positif. Il a été créé aussi dans ce but.

    Alors, si vous avez à cœur d’aider votre prochain, rien ne vous empêche de vous joindre à moi pour le faire!

     

    Ensemble, nous pourrons faire de ces blogs une très grande réussite, même s’ils le sont DÉJÀ pour moi!!!

     

    * Je tiens à remercier personnellement tous ceux et celles qui, de près ou de loin, m’ont encouragée à vivre mon rêve; et je remercie aussi ceux et celles qui ont essayé de me dissuader d’aller de l’avant! Sans eux (elles), je ne me serais pas entêtée à continuer!!!

     

    *****

     

    PS: CE TEXTE AVAIT ÉTÉ ÉCRIT AU DÉPART POUR LA CRÉATION DE MON FORUM SPIRITUEL/RELIGIEUX  ET COMME J'AI DÛ LE SUPPRIMER, À CAUSE D'UNE PERSONNE MALVEILLANTE, J'AI DÉCIDÉ DE LE RÉCRIRE POUR MES BLOGS.

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    Ma plus grande réussite!
     

    Mes filles sont les joyaux de ma vie, et leur seule existence en illumine chaque instant. " (Rhonda Byrne - Le Secret).

    Cette phrase, à elle seule, sait résumer parfaitement tout ce que j’éprouve vis-à-vis de mes filles!

    De toutes les réussites personnelles de ma vie, la naissance de chacune d’entre elles, est la plus belle et la plus grande.

    Jamais je ne regretterai d’avoir donné la vie à ces chères âmes. Elles sont le centre de mon univers et si ce n’étaient d’elles, je crois bien que je ne serais plus de ce monde!

    Je remercie Dieu de m’avoir donné la possibilité d’enfanter; ce merveilleux don de vie! Je me sens privilégiée, même si je ne suis pas la seule femme au monde à avoir enfanté…

    Dans le passé, plusieurs ont cru à tort, que vu ma petite taille, jamais je ne pourrais enfanter! Comme j’aimerais pouvoir les regarder en face aujourd’hui et leur prouver le contraire! De plus, j’ai accouché les quatre fois, par voie naturelle, aucune césarienne!

    Ce qui veut dire que la taille de la future mère n’a rien à y voir!

     
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    DE MON ÂME À LA TIENNE


    De mon âme à la tienne:

    Qu'avons-nous été l'une pour l'autre par le passé? Étions-nous des âmes-soeurs ou des âmes-jumelles dans la maison que nous avons quittée pour venir ici-bas?

    Qu'avons-nous à enseigner à nos compagnes d'éternité? Quelle mission nous a été donnée par le Très-Haut?

    De mon âme à la tienne:

    Que la Lumière du Très-Haut t'illumine. Sois irisée de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel afin de resplendir dans tout l'Univers et d'irradier partout sur la Terre parmi tes soeurs.

    De mon âme à la tienne:

    Que l'Amour du Très-Haut te réchauffe afin que tu brûles d'Amour pour tes soeurs et que tu embrases d'un feu purificateur toutes celles que tu toucheras.

    De mon âme à la tienne:

    Que la Miséricorde du Très-Haut t'appartienne afin que tu touches celles qui se sentent abandonnées croyant avoir fauté.

    De mon âme à la tienne:

    Que la Paix du Très-Haut t'inonde de joie afin que tu puisses à ton tour la partager chaque fois avec tes soeurs.

    AMEN!

    ©Copyright Réjane 2 mai 2010

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    INSOMNIE, QUAND TU NOUS TIENS!

     

    Vous est-il déjà arrivé de passer quelques heures, la nuit, sans dormir? Cette phrase pourrait servir à une réclame publicitaire, n'est-ce pas? Pourtant, je dois avouer que je souffre, moi aussi, à l'occasion d'insomnie!

    C'est fou le nombre de pensées qui me viennent en tête quand je ne dors pas et pourtant, pour me rendormir, il faudrait bien que je fasse le vide dans ma tête, cesser de penser ou de réfléchir... On dit dans ces cas-là que nous jonglons... Mais il n'y a rien à faire, mon esprit vagabonde d'une pensée à une autre sans arrêt. J'entends ronfler mon conjoint et je me dis que j'aimerais bien pouvoir faire comme lui!

    Je tourne, je cherche la meilleure position pour être à l'aise et me rendormir. Tantôt couchée sur le côté droit, tantôt sur le côté gauche, puis, sur le dos pour me retrouver à plat ventre! C'est ce qu'on appelle par chez nous, avoir le tournis, et ça dure longtemps! Puis, à force de me tourner et de me retourner, j'en viens à réveiller mon conjoint qui, à son tour, ne trouve plus le sommeil. C'est alors une course contre la montre: à savoir lequel se rendormirait le premier.Puis, une de mes narines se congestionne. Je m'assois donc pour qu'elle se débloque, mais en m'assoyant, je découvre mon mari qui grogne qu'il a froid! Il tire les couvertures sur lui, tout en maugréant. C'est à son tour de tousser ou d'éternuer. Je me recouche et le même manège recommence. Je devrais me lever me dis-je, mais si je le fais, les chiens voudront sortir à l'extérieur et je ne veux pas leur donner cette mauvaise habitude, car ils font leur nuit, eux autres!

    Je pense à ce que je ferais le lendemain, je pense à chacune de mes filles, à leur conjoint respectif, comment ils pourront arriver dans la vie; je pense à mes forums de discussions sur le Net, à mes amis FB: ceux que j'ai abandonnés ou que j'abandonnerai, ceux qui m'ont fait faux bond et ceux qui m'ignorent... Je réfléchis aux textes que je devrais écrire.

    C'est fou comme les idées nous viennent facilement la nuit! Il faudrait écrire la nuit il me semble, ce serait plus facile, mais je n'ose pas, de peur de réveiller la maisonnée! À mon réveil j'essaie alors de me rappeler ce que je devais écrire, mais alors, les idées deviennent confuses, elles ne sont pas aussi limpides qu'elles l'étaient durant la nuit.

    Le sommeil finit par revenir après quelques heures. La nuit dernière, j'ai fini par me rendormir après trois heures de veille!

    ©Copyright Réjane

    24 mars 2011

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    L'OMBRE...

     À l'aube d'une journée obscure

    Une ombre à cheval passe.

    Marchant sur des pierres vermoulues et patinées par le temps,

    Elle cherche son chemin dans un épais brouillard.

    Vêtue de couleur sombre, le capuchon de sa cape sur la tête, on dirait la "Mort"!

    Surtout qu'à son côté, bien fichée dans son étui, on peut se représenter son épée.

    La "Grande Faucheuse" en serait verte de jalousie tant cette ombre lui ressemble.

    Et pourtant, ce cavalier n'est autre qu'un chevalier revenant chez lui. Mais comme le temps

    est sombre, on le voit tout en noir, bien qu'il n'en soit rien. Ne dit-on pas que la nuit, tous

    les chats sont gris?

    Ce cavalier n'est en fait que le grand Monarque venant reprendre possession de son

    trône!

    ©Copyright Réjane

     
     
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  • VOICI UN TEXTE QUE J'AI ÉCRIT IL Y A QUELQUES ANNÉES DÉJÀ ET QUE JE VIENS DE RETROUVER.

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    LA PAGE BLANCHE DE L'AUTEUR

    Me voici confrontée à la page blanche. Que faire? Pourtant, ce ne sont pas les idées qui me manquent, mais elles se bousculent toutes dans ma tête et je n'arrive pas à en arrêter une seule! Et les mots... Ah! Tous ces mots qui se battent entre eux, à savoir lequel sortirait le premier! Et que dire du titre à trouver... celui qui résumerait bien l'idée générale?
    Mais voilà, la page blanche est toujours là! J'ai beau me forcer et attendre que ça vienne, rien à faire!
    Dois-je alors passer à autre chose? Aller méditer m'aiderait-il? Faire la lessive, le ménage ou la bouffe? À moins de faire du tricot! Chaque maille étant un mot; chaque rang, une phrase et le tout, le texte en entier... et voilà mon oeuvre achevée!

    ©Copyright Réjane
    19 mars 2011

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    Aujourd'hui, j'ai le vague à l'âme, j'ai mal à l'âme. Malgré le fait que j'essaie d'être optimiste et positive, des jours, je suis mélancolique. Vous arrive-t-il quelques fois de vous sentir ainsi?

     

     

     

    De plus, on dirait que certaines personnes aiment me mettrre dans cet état. J'essaie de sourire, de positiver, d'aider les autres, et puis vlan! Quelqu'un me tape sur la tête! Il est vrai que tout ne peut être rose à longueur d'année... quoique j'aimerais bien ça! Mais la vie ou certaines personnes se chargent de me ramener les pieds dans le négativisme...

     

     

     

    Il y a des jours ou je me demande pourquoi je fais tout cela! À quoi tout cela sert-il? Puis, mon âme retrouve sa légèreté et sa lumière et je me reprends à rétablir le courant, le contact, et je continue jusqu'à ce que quelqu'un ou quelque chose revienne me taper dessus.

     

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  • LA POULICHE DE RÊVE

    Bonne lecture!!!

    (Cette histoire a été écrite en collaboration en vue d'un travail d'école que ma fille devait remettre à son professeur, lorsqu'elle était au primaire.)

    LA POULICHE DE RÊVE


    Sonia était une jeune fille de quinze ans. Cette jeune fille adorait les
    chevaux surtout Lucky Lady, une jeune pouliche noire très jolie et très docile que possédait son voisin. D'ailleurs, cette pouliche était à vendre mais son père n'aimait pas les chevaux et il lui repentait à chaque fois qu'il n'avait pas l'argent nécessaire pour pouvoir la payer. Sonia savait bien que ce n'était pas l'argent le problème, c'était plutôt parce que son père n'aimait pas les chevaux et ne voulait pas en avoir.

    Un samedi soir, Sonia sortit de la maison et partit voir la pouliche.
    Lucky, très intelligente, reconnaissait toujours les pas de Sonia. Elle
    hennissait toujours a son arrivée. Sonia était capable de l'approcher car depuis la naissance de Lucky, elle allait la voir a tous les soirs pour la nettoyer, la bichonner et la nourrir. Cette pouliche était sa meilleure amie. Sonia lui racontait tout de sa vie. La pouliche semblait comprendre tout ce qu'elle lui disait.


    ****


    Un jour, lorsque les voisins et ses parents furent partis, Sonia alla voir
    Lucky Lady. Elle prit une selle dans l'écurie et se décida a la seller. La
    pouliche se laissa monter meme si c'etait la premiere fois. Cette pouliche était la meilleure. Soudain, une voiture arriva dans la cour. Sonia ne se doutait de rien. C'était ses parents qui revenaient de la ville. Son père, la voyant, sortit brusquement de l'auto et lui ordonna:

    - "Descends de cette pouliche immédiatement!"

    Alors, toute triste, Sonia descendit et lui dit:

    - "Écoute, je vais t'expliquer..."

    Son père lui dit:

    - "Laisse faire pour ton explication! Tu n'as pas honte? Tu aurais pu
    te blesser ou même blesser cet animal! Qu'est-ce que je vais dire au
    voisin maintenant? J'espère que tu iras t'excuser!"

    Dès que les voisins furent revenus, elle alla raconter sa mésaventure, alla s'excuser et repartit chez-elle en pleurant.


    Le voisin, la voyant dans un tel désarroi, appela aussitôt le père de Sonia et lui dit:

    - "Sonia est la seule qui peut approcher et monter cette pouliche a
    part moi, bien sur. Je lui donne donc le droit de la monter a chaque
    fois qu'elle le désirera."

    Le père de Sonia réfléchit un instant et proposa donc d'acheter la pouliche. Le voisin accepta sans hésitation. Le père de Sonia alla donc chercher la pouliche et l'emmena chez lui dans la vieille grange derrière la maison. Il alla ensuite chercher Sonia et lui ordonna de le suivre. Sonia le suivit se demandant bien ce qu'il lui voulait. Arrivée a la vieille grange, elle vit la pouliche et sauta dans les bras de son père et le remercia en l'embrassant. Elle était folle de joie! Cette fois, ce serait SA pouliche! Elle pourrait dorénavant la monter autant de fois qu'elle le désirerait!


    ****


    Chaque jour, Sonia entrainait sa pouliche. Son père lui paya même des leçons d'équitation. Elle en savait beaucoup plus les chevaux et sur la façon de les monter maintenant. Dès qu'elle fut certaine d'elle, elle décida de faire des compétitions. Elle participa donc a plusieurs
    compétitions équestres et gagna quelques trophées, mais Sonia visait
    toujours plus haut et son plus grand souhait était de faire des courses!

    Elle entraina donc sa pouliche en conséquence. Quand la pouliche fut prête, elle s'inscrivit et elles partirent pour Montréal accompagnées, bien sur, de toute la famille. La course devait commencer en après-midi, le jour suivant leur arrivée. Il fallait donc aller s'enregistrer dès leur arrivée.



    ****


    La course débutait a 13:30 heures et il était 13:00 heures. Sonia se
    prépara, elle était sure qu'elle gagnerait, par contre, son père pensait le contraire. Il croyait qu'elle n'était pas tout a fait prête et puis, elle
    manquait d'expérience dans le domaine. Ce n'était plus le même genre de compétition!

    Ils entendirent la voix resonner dans les hauts parleurs:

    - "La course va commencer, nous demandons a tous les
    participants de se rendre au point de départ."


    Sonia monta donc sur Lucky Lady. Elle se rendit au point de départ. On entendit la trompette et voila que les portes du "starting gate"
    s'ouvrirent. Les chevaux partirent au galop. Appolo etait le premier,
    ensuite Gymnastique et voila que Lucky Lady prenait de l'avance pour se retrouver en première position. Elle approchait le dernier tournant, elle allait de plus en plus vite; elle était presqu'arrivée lorsque soudain, elle se cabra! Mais que se passa-t-il? La pouliche tomba, elle ne se relevait pas. Tout le monde alla voir. La jument souffrait, elle était blessée et avait l'air d'avoir une patte cassée. Sonia etait désespérée, elle avait été si près du but! Que s'était-il passé? Pourquoi Lucky avait-elle agi de la sorte?

    Le père de Sonia partit chercher du secours. Il devait aller chercher le vétérinaire en charge du champ de courses. Ils revinrent plus tard et le vétérinaire examina attentivement la pouliche. Son diagnostic tomba comme un coup de masse! Il fallait tuer Lucky car elle ne pourrait plus jamais courir de sa vie. Sonia n'en croyait pas ses oreilles! Comment peut-il dire ça se dit-elle! Cette pouliche est très jeune, elle pourra s'en sortir! Le vétérinaire s'apprêtait a tuer la pouliche afin de la libérer de ses souffrances mais Sonia dit:

    - "Non papa! Pas ça!"

    Son père dit:

    - "On n'a pas le choix, ta pouliche ne pourra plus jamais courir!"

    - "Non, moi je suis sure qu'elle va guérir!"

    Elle se mit donc devant sa pouliche et dit:

    - "Vous n'avez pas le droit, c'est mon cheval! Papa, tu me l'a offerte
    quand je n'espérais même plus la revoir!"

    Son père lui dit:

    - "Ôte-toi de là et tout de suite! Allez! Tu ne vois donc pas qu'elle
    souffre!"

    Alors, elle partit en pleurant. Pauvre Sonia...


    ****


    Son père, après mure réflexion, décida de ne pas faire tuer la pouliche. Sonia avait peut-être raison après tout, cette pouliche était assez forte pour guérir. Il fit transporter la jument dans son box. Leur voyage à Montréal serait plus long que prévu! Ils devaient maintenant trouver où se loger, le temps que la pouliche guérisse et reprenne des forces. Le vétérinaire du champ de courses leur avait référé un de ses collègues spécialisé dans les fractures. Celui-ci avait su quoi faire en pareille occasion.

    Après plusieurs jours, Lucky Lady se releva. Sonia était très contente. Elle alla avertir son père et lui dit:

    - "Je te l'avais bien dit qu'il fallait attendre!"

    Son père lui répondit:

    - "Oui, tu avais bien raison."


    ****


    Sonia et sa pouliche reprirent l'entrainement dès que celle-ci fut
    complètement guérie. Elles se préparèrent pour d'autres courses
    subséquentes. Sonia était pleine d'espoir. Maintenant, elles gagneraient! Ça ne pourrait pas faire autrement!


    ****


    Il restait deux jours avant cette fameuse course. Sonia était très nerveuseet la pouliche le sentait bien. Sonia ne savait pas quoi faire de ses dixdoigts, elle ne pensait qu'à cette course.

    Le jour "J" arriva, Sonia se dépêcha à se préparer. Lucky Lady était très nerveuse. La course allait commencer. Comme d'habitude, Sonia se rendit au point de départ. Les trompettes sonnèrent le départ, les portes s'ouvrirent et voila que les chevaux étaient tous en piste. Le premier était Solo Number, il était suivi de Brenda Star et de Lucky Lady. Lucky Star, l'une des meilleures juments de course, était malheureusement en dernière position. Lucky Lady reprenait de l'avance, elle était maintenant côte à côte avec Solo Number, puis, elle prit la première position au dernier tournant. Au fil d'arrivée, Lucky Lady était la gagnante.

    Le père de Sonia sauta de joie, la pouliche avait gagné la course même si sa patte avait été cassée. Sonia était fière de sa monture! Toutes les personnes qui avaient parié sur elle étaient tres contentes, en particulier une jeune femme...


    ****

    La nuit tomba. Suite a ces courses éprouvantes, tous les chevaux se
    reposaient dans leur box. Les coureurs aussi s'étaient tous couchés après avoir fêté la victoire de Lucky Lady et ils dormaient tous très
    profondément.

    Puis, soudain, dans la nuit, un camion arriva tous phares éteints. Personne ne se doutait de ce qui ce tramerait. Lucky, elle, le sentit bien; elle se leva debout, elle se cabra et rua dans son box. Les voleurs furent obligés de lui bander les yeux pour pouvoir mieux la maitriser. Le gardien entendit hennir et se demanda ce qui se passait. Il se leva et alla vérifier si tout était normal. Malheureusement, pour le vieil homme, ce fut soudain la nuit noire... On l'avait assommé!


    ****


    Le lendemain, Sonia se rendit à l'écurie comme a tous les matins. En
    entrant, elle dit: "Salut ma belle, ça va?" Comme elle ne recevait pas de réponse, elle regarda dans le box et vit que Lucky n'était plus la. Elle partit a courir jusqu'au van ou l'attendait son pere et cria:

    - "Papa, Lucky n'est plus la, elle n'est plus dans son box!"

    Son père lui dit:

    - "Quoi? Qu'est-ce qui se passe? Il faut appeler la police. Ils
    sauront surement ou et comment la retrouver!"


    Sonia ne l'écoutait deja plus et alla demanderà l'écurie si elle pouvait
    leur emprunter un cheval. On lui répondit par l'affirmative. Elle monta
    donc un cheval qui était déjà sellé et partit à grande course. Elle regarda de chaque côté du champ de courses et ne vit rien. Elle donna un coup de pied dans le flanc du cheval afin qu'il coure encore plus vite. Elle vit bientôt un cheval noir mais ce n'etait pas sa pouliche. Elle repartit donc au galop. Où était passée Lucky Lady? Comment avait-elle bien pu s'enfuir?


    Sonia dut revenir à l'écurie la mine déconfite. Sa pouliche avait bel et
    bien été volée! Elle ne voulait pas y croire, la retrouverait-elle un jour?

    ©Copyright Mélissa et Réjane

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  • LE RACCOURCI

    LE RACCOURCI

    Tous les soirs, à la sortie de l'école, Nicole et Pierre se rendent dans le parc afin de prendre un raccourci pour le retour à la maison. C'est un petit parc dont le sentier est bordé d'arbustes, d'arbres et de bancs en bois peints en blanc.Dans ce parc, il y a de belles plates-bandes de fleurs et aussi un abreuvoir pour les oiseaux, d'où sortent des jets d'eau. Une grande variété d'oiseaux s'y rend à tous les jours afin de s'abreuver et dese baigner. Plus loin, un petit pont de pierre traverse un petit ruisseau.

    Ce soir, Nicole et Pierre se rappellent tous deux les événements qui se sont passés hier: une ombre se faufilant derrière les bosquets. Peut-être n'était-ce qu'une illusion; ils se tiennent quand même sur leur garde.  Voilà, tout-à-coup, qu'ils entendent un craquement de branches et un bruit sourd, comme si quelqu'un était tombé. Ils se retournent et scrutent autour d'eux...rien!

    De retour à la maison, ils décident de parler de ces événements à leurs parents. Leur père, qui est policier décide d'aller faire un tour afin d'inspecter les lieux et promet d'y aller à tous les jours.

    Le lendemain soir, à la sortie de l'école, Nicole et Pierre ont peur de passer par le sentier du parc, mais ils décident quand même d'y aller puisque leur père est sûrement venu vérifier les lieux. Tout en regardant autour d'eux, ils avancent lentement, se tenant la main et tremblant au moindre petit bruit. Pourtant, tout semble relativement calme. Les oiseaux chantent et il y a même, sur une branche de chêne, un petit écureuil gris qui ramasse ses provisions pour l'hiver. Tout-à-coup, il se dresse, les oreilles pointées. Il devient nerveux et se sauve dans son abri. Des oiseaux s'envolent tout en sifflant, comme s'ils voulaient avertir les enfants d'un danger. Nicole et Pierre prennent peur et pour cause. Non loin d'eux est sorti d'un bosquet un homme à l'air douteux: les cheveux en brouissaille, mal rasé, portant des vêtements sales et déchirés. Il a même un couteau à la main. Les enfants crient, hurlent à en perdre haleine. Ils tentent de s'enfuir, mais l'homme est déjà rendu, empoignant Nicole par un bras. Pierre essaie de la délivrer, mais attention au couteau! Cet homme est vraiment dangereux. Il blessera sûrement quelqu'un gravement. Soudain, Nicole qui est assez agile, réussit à sortir de l'emprise de son assaillant. Elle court et crie à Pierre de se sauver avec elle. L'homme continue de les poursuivre. Que faire? Puis, ils entendent crier: "Haut les mains!"  C'est leur père, enfin! Les enfants se retournent, ils sont en larmes.  D'autres policiers encerclent l'homme qui laisse tomber son arme. Il a les yeux hagards. On lui met des menottes aux poignets. Tout est fini! Les enfants courent vers leur père qui essaie de les calmer.


    Les journaux locaux publient l'arrestation d'un homme qui s'était sauvé d'un établissement de santé mentale. On l'y a ramené et sera surveillé étroitement. Les enfants auront enfin le loisir de passer par le parc sans plus jamais avoir peur. Pour Nicole et Pierre, cela restera gravé dans leur mémoire jusqu'à la fin de leur vie. Ils mettront sûrement en garde leurs futurs enfants: "Soyez toujours vigilants, et informez vos parents de vos moindres soupçons, car on ne sait jamais ce qui peut se passer!"

    FIN

    ©Copyright Réjane

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  • SEULE POUTCHIE SAVAIT

     

     

     

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    SEULE POUTCHIE SAVAIT


    Adolescente de 14 ans, Louise était déjà une jeune fille très responsable. Elle demeurait avec sa famille en banlieue de la ville, dans un quartier résidentiel. Pour gagner quelques dollars, elle faisait du babysitting et même du petsitting, suite à des annonces qu'elle avait placardées un peu partout offrant ses services de garderie. Ainsi, elle pouvait s'acheter ses vêtements et ses effets scolaires pour aider ses parents monétairement. Elle déposait ses petits gains dans un petit coffre de bois, en forme de coeur que son père lui avait offert à l'occasion de l'un de ses anniversaires.

    Cette semaine, Louise gardait Poutchie. Poutchie était une petite chienne de race Poméranien. Elle n'était pas une chienne ordinaire, mais une chienne qui avait remporté quelques prix lors de petits concours canins régionaux. Poutchie appartenait à une dame d'un âge respectable nommée madame Blanchet, une vénérable grand-mère qui demeurait dans le voisinage. Poutchie était une chienne d'intérieur et ne sortait qu'accompagnée ou attachée à une chaînette. Poutchie arriva chez Louise dans une cage type voyageur. Elle était la joie et la fierté de madame Blanchet

    Madame Blanchet était entré en contact avec Louise grâce à l'une de ses annonces placardée au dépanneur du coin. Madame Blanchet devait s'absenter quelques jours. D'habitude, Poutchie ne quittait jamais sa maîtresse, car celle-ci l'emmenait partout où elle allait, mais cette fois-ci madame Blanchet ne pouvait pas emmener sa petite Poutchie avec elle.

    Louise avait pris au moins une heure cette journée-là, à brosser Poutchie. Il fallait que son poil reste bien démêlé et propre. Elle donna à Poutchie beaucoup d'amour et d'attention.

    La deuxième journée, Louise entra en trombe dans la maison. Elle était dans tous ses états! "Maman!" cria-t-elle. "J'ai sorti Poutchie dehors pour lui faire prendre l'air, puis, elle s'est échappée! Je l'avais attachée avec sa chaîne habituelle, mais elle a réussi à enlever son collier en se le passant par dessus la tête et elle s'est sauvée!" "Je l'ai cherchée partout; je l'ai appelée; il n'y a rien à faire, je ne la trouve plus!"

    Ses parents, voulant l'aider, se mirent à chercher avec elle dans tout le voisinage, décidèrent de placarder des affiches un peu partout, affiches décrivant la petite chienne en question. Ils visitèrent aussi les fourrières des environs et surveillèrent régulièrement la maison de madame Blanchet.

    Ses parents l'encouragèrent à garder espoir mais savaient pertinemment bien que la vie de Poutchie était en danger surtout dans les rues de la ville!

    Ils demandèrent donc l'aide de Dieu: "S'il-vous-plaît, veillez sur Poutchie et gardez-la en vie!" "Montrez-lui le chemin du retour vers nous."

    Les journées passèrent sans résultat! Louise était vraiment découragée et pleurait.

    La nuit avant le retour de madame Blanchet, Louise entra dans la chambre de ses parents encore en larmes. "Madame Blanchet ne me pardonnera jamais la perte de sa petite chienne! Je n'ai pas su m'en occuper convenablement!"

    Sa mère l'étreignit bien fort. Elle se dit à elle-même qu'elle ne se préoccupait pas trop du pardon de madame Blanchet envers sa fille mais qu'elle se préoccupait plutôt que sa fille ne se pardonne à elle-même. "Tu as bien pris soin de Poutchie. Maintenant nous devons espérer et croire qu'elle est entre les mains de Dieu et qu'elle est en sécurité."

    Elles retournèrent se coucher mais ne purent dormir immédiatement. Elles se tournèrent et se retournèrent dans leur lit surveillant les heures qui passaient. Juste un peu après minuit, la mère de Louise, qui ne dormait pas encore, entendit frapper à la porte d'entrée: trois coups très forts. Son mari fut réveillé aussi par ce tintamarre. Ils descendirent tous deux voir qui cela pouvait bien être. "Je ne vois personne", dit le père de Louise, vérifiant au travers du judas. Il ouvrit prudemment la porte et il sortirent tous deux leur tête dans l'entrebaillement. Il n'y avait personne! Quelque chose poussa la mère de Louise à regarder plus bas. "Poutchie!, s'écria-t-elle, où étais-tu passée?" Sa fourrure blanche était sale, boueuse, remplie d'herbe et de feuilles séchées et de brindilles de toute sorte. Ne s'en faisant outre mesure, Poutchie entra dans la maison avec dignité. "Quelle chienne surprenante!" annonça le père de Louise, mais elle n'a toujours pas pu frapper d'elle-même à la porte!" Ils la déposèrent dans sa cage de transport pour le restant de la nuit.

    Louise fut aux côtés de Poutchie dès son réveil, toute heureuse de la revoir bien en vie. "Nous ne pouvons expliqer son retour", lui dit sa mère. "Seule Poutchie pourrait nous dire qui l'a ramenée ici!" Louise n'avait pas le temps de spéculer sur le mystère entourant le retour de Poutchie. Elle devait faire un bon toilettage à celle-ci avant le retour de madame Blanchet.

    Quand madame Blanchet revint, Louise lui raconta toute l'histoire. "Alors, comme je n'ai pas bien fait mon travail, je ne m'attends pas à être payée en retour", lui dit-elle. Madame Blanchet insista quand même pour la payer, mais Louise refusa catégoriquement. "Un ange a ramené Poutchie à la maison, et c'est très bien payé ainsi!", lui répondit-elle soulagée.


    Note de l'auteur: Poutchie a été l'un de mes chiens. Elle était de race Poméranien croisé. Elle était très intelligente et très affectueuse. Évidemment, elle n'a jamais participé à aucun concours canin. Mais pour moi, elle était une gagnante! Cette histoire est un petit clin d'oeil, en sa mémoire.

    Quant à Louise, elle fut une très bonne amie dans mon enfance. Malheureusement, la vie a fait en sorte que nos chemins se sont séparés... En mémoire de Louise, j'ai voulu qu'elle fasse partie de cette histoire.

    ©Copyright Réjane Juillet 2009

     

    PS: L'image du chien est ma propriété, car Poutchie était notre petite chienne croisée Poméranien.

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  • L'HÉRITAGE

     

     

     

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    L'HÉRITAGE

    NOTE DE L'AUTEUR: Je vous ai écrit cette histoire parce que c'est la mienne. Si quelqu'un se reconnaît, c'est que mon histoire a été bien écrite, puisqu'il n'est fait mention d'aucun nom afin de conserver l'anonymat des personnes concernées. Aucun nom de ville n'a été spécifiée pour les mêmes raisons.


    Je me rappelle la joie que j'éprouvais quand mes parents planifiaient d'aller passer une semaine ou deux chez mon grand-père, à la saison des foins, donc durant l'été. Je ne peux parler pour mon frère, mais je crois bien que lui aussi adorait y aller. Même si nous vivions en banlieue de la ville et que mes parents étaient propriétaires d'une grande maison bâtie sur un grand terrain, c'est la campagne qui m'attirait le plus.

    J'ai toujours aimé la campagne et ses grands espaces, les animaux de la ferme, la forêt et ses odeurs. C'est peut-être pour ces raisons que j'ai épousé un campagnard! Contrairement à ma mère qui avait quitté la campagne pour s'établir en ville, moi je suis partie de la ville pour m'établir en campagne.

    J'ai donc élevé mes quatre enfants à la campagne, sur une fermette avec beaucoup, beaucoup d'animaux. J'ai toujours enseigné à mes filles à respecter les animaux, qu'ils n'étaient pas des jouets mais des êtres vivants tout comme elles et qu'ils pouvaient éprouver, tout comme les humains, des sentiments comme entre autres, la souffrance. Aujourd'hui, les deux cadettes ont des chevaux de selle leur appartenant et je peux vous assurer qu'elles en prennent soin comme à la prunelle de leurs yeux.

    Elles ont toujours participé aux soins des animaux peu importe lesquels: poneys, lapins, poules, vaches, veaux, chèvres, moutons, cochons, chats et chiens. Elles ont toujours eu des animaux comme compagnons.

    Comme mes enfants n'ont jamais manqué de compagnie animale, elles ont encore la chance de pouvoir en posséder. Mes deux plus vieilles possèdent chacune deux chats chez elles.

    Mon mari a toujours possédé des chevaux tels que des poneys de course, des poneys de tirs, des chevaux de traits, pour sortir le bois coupé de la forêt, et que dire des poneys de selle qu'il a achetés pour les filles quand elles étaient enfants.C'est pourquoi mes cadettes sont beaucoup plus attirées par les chevaux.

    Elles aiment bien les autres animaux aussi, mais leur préférence va sans aucun doute aux équidés. De plus, depuis qu'elles ont chacune un petit ami, elles les ont initiés au monde équestre et elles voudraient bien, elles aussi, posséder chacune un petit lopin de terre pour perpétuer leur amour des chevaux. Mais les terres sont très dispendieuses ces temps-ci et il faudra qu'elle mettent beaucoup plus d'argent de côté, ainsi que leur compagnon respectif, pour que leur rêve devienne réalité.

    C'est alors que je me dis que la terre de mon grand-père aurait bien fait leur affaire, même si celle-ci est située dans le bas du fleuve, à plusieurs kilomètres d'ici. Mais voilà, cette terre ne fait malheureusement plus partie de notre patrimoine familial, mon grand-père l'ayant vendue, il y a plusieurs années déjà, pour une bouchée de pain (2800.$), suite à la visite d'un voisin avide qui l'a fait boire et a profité de sa faiblesse pour la lui soutirer...

    Mon grand-père n'avait pas l'habitude de boire, mais aimait bien prendre un petit verre de gin à l'occasion, quand on lui en offrait. Lui, n'avait pas les moyens de prendre un coup et comme il n'avait pas beaucoup de visiteurs alors quelques fois, il en profitait. Comme il était veuf depuis longtemps déjà et qu'il vivait seul chez lui, rien n'était plus simple pour ce voisin cupide de lui rendre visite et d'acquérir malhonnêtement ce qu'il convoîtait tant, tout en faisant croire à prime abord, à une simple visite de courtoisie! De plus, sans témoin, quoi de plus aisé! Bien sûr, personne n'a pu contester puisque c'était la parole de l'un contre celle de l'autre. Même le notaire était de connivence! mais sans aucune preuve que pouvaient faire mes parents, oncles et tantes? Le mal était fait et lorsque grand-père a réalisé qu'il était tombé dans un traquenard, ça l'a bouleversé à un tel point qu'il en est tombé malade. Il ne s'en est jamais remis. Il est mort à 83 ans après plusieurs années de paralysie dûe à un AVC (Accident vasculaire cérébral). Comme son cerveau avait été atteint aussi, il ne vivait que comme un légume.

    Pauvre grand-père, il s'en est tellement voulu de la décision qu'il avait prise, surtout qu'il n'avait pas été en pleine possession de ses facultés quand il a décidé de vendre...

    Quant à moi, je ne pardonnerai jamais à ce voisin, Monsieur D., la manière dont il s'y est pris pour acquérir cette terre!


    ***


    La maison de grand-père, une ancienne maison d'école reconvertie, n'était pas particulièrement très jolie et aurait eu besoin d'un peu de rénovations afin de la rafraîchir, mais elle possédait un petit cachet rustique que j'adorais. C'était une maison recouverte de planches à l'extérieur, que mon grand-père peignait, du temps où il était encore capable, de chaux blanche pour éviter le bois de pourrir. Aucun solage de pierres dessous la maison, seulement une petite cave de terre battue creusée sous le plancher de la cuisine.

    A l'intérieur, on voyait une grande cuisine, trois chambres à coucher, aucune salle de séjour. Ce n'était pas vraiment la mode, dans le temps, d'avoir une salle de séjour, ou un salon si vous préférez, le moindre espace étant réservé pour coucher tous les marmots de la famille et les familles étaient imposantes. Donc, aucune salle de séjour et encore moins d'une salle d'eau!Les latrines étaient confinées à la cour arrière d'où leur nom en anglais de "back house", traduit en français du Québec par "bécosses". On utilisait aussi les pots de chambre pour la nuit ou pour les jours où la température était moins clémente, mais on devait quand même aller les vider beau temps, mauvais temps!


    ***


    Situons-nous dans la cuisine, face à la rue par exemple. A votre gauche trônait un poêle à bois style "cuisinière" adossé au mur des deux chambres à coucher. Il servait à faire cuire la nourriture et à chauffer la maison. De chaque côté du poêle à bois, une porte donnant sur chacune des chambres. Derrière nous, sur notre droite, le petit évier de cuisine et les quelques armoires étaient plaqués au mur de l'autre chambre à coucher, celle que mon grand-père occupait du temps de mon enfance. Puis, à droite de cette chambre, toujours derrière nous, une porte donnant sur l'escalier de la cave et au-dessus de cet escalier l'autre escalier montant au grenier.

    Toujours se situant face à la rue, nous apercevions la table de cuisine posée juste à coté de la porte d'entrée d'en avant et sous la grande fenêtre. Au bout de la table, donc à votre droite mais sur le mur de côté, il y avait une armoire fermée construite à même le mur et dans cette armoire, des tablettes. Tout à côté de cette armoire, à votre droite toujours, il y avait une fenêtre et sous celle-ci on y avait placé la machine à coudre à pédalier. Toujours à droite, un peu plus haut, on y voyait une petite tablette avec une horloge à pendule, puis, à côté, la porte séparant la cuisine d'hiver de la cuisine d'été.

    Quand nous traversions dans la cuisine d'été, il y avait une autre porte à notre gauche, ouvrant elle aussi sur la rue; tout près de la porte, une autre fenêtre et devant celle-ci le centrifuge électrique pour séparer la crème du lait. Un peu plus loin du centrifuge, montait un escalier en "L" au grenier de la cuisine d'été. Sous cet escalier, il y avait un caveau à bois où mon grand-père conservait du bois de chauffage, ses vieux journaux et ses grandes feuilles de tabac qu'il faisait sécher. Quelques fois, il les faisait sécher sur les marches de l'escalier menant au grenier. Sur le mur en face de nous, à droite de l'escalier donc, il y avait une autre fenêtre et à côté de celle-ci encore un poêle à bois "style cuisinière". La table était appuyée contre le mur de la grande cuisine d'hiver, donc à notre droite. Derrière elle, un peu plus loin, une porte donnait sur un "débarras"(nous on disait un "tambour") où mon grand-père gardait des trucs et son centrifuge manuel. Au bout de ce "débarras", une autre porte donnait sur la cour arrière.

    Un plan de la maison serait plus approprié pour vous expliquer et vous situer, il est vrai, mais comme c'est impossible ici, j'ai essayé de vous l'expliquer du mieux que je pouvais.

    Au deuxième étage de la maison, ou plutôt c'était un demi-étage, se trouvait le grenier qui avait déjà servi autrefois, surtout durant l'été, de chambre à coucher aux garçons, donc à mes oncles. L'hiver, il y faisait trop froid, donc les garçons redescendaient au premier.

    Je ne suis jamais montée au grenier. Moi et mon frère avions peur d'y aller, et puis, mon grand-père nous avait dit qu'il n'y avait rien de bien intéressant à y voir. Nous ne sommes jamais montés au grenier de la cuisine d'été non plus.


    ***


    Je me souviens aussi des balades sur le dos de "Café", une jument belge que mon grand-père retenait par le licol et qu'il faisait avancer au pas pour que nous ne tombions pas mon frère et moi. J'aimais aussi beaucoup les cochons que j'allais voir dans leur enclos extérieur tout à côté de l'étable et de la grange. Je les flattais sur le front et sur le groin et leur donnais de l'herbe à manger. Ils adoraient ça! J'allais voir grand-père traire les vaches le soir avant le souper. Et que dire des fruits que nous ramassions: bleuets (en Europe, on dit myrtilles) dans la bleuetière, framboises derrière la soue et elles étaient grosses et juteuses!!!, pommes dans le verger, mûres sur le bord du chemin, groseilles sur le bord de la clôture et noisettes dans le champ d'en avant. Mmmm... que c'était bon! Mêmes les cerises à grappes et la rhubarbe paraissaient meilleures en ce temps-là!


    ***


    Quand nous arrivions chez grand-père, ma mère commençait à y faire le ménage complet: lavage des planchers, murs, plafonds et fenêtres; lessive de toute la literie de chacune des chambres faite à l'aide d'une "laveuse à tordeur". Puis, elle étendait le tout sur la corde à linge à l'extérieur pour que ça sèche bien. Elle se mettait aussi à cuisiner. Mon grand-père étant seul la plupart du temps, il ne mangeait que de légers repas, mais quand maman arrivait alors là, c'était de la "grosse nourriture"! Beans au lard, cretons, jambon, soupe aux pois, sauce béchamel aux oeufs, boudin, tartes de toute sorte, etc... Il ne fallait pas trop en faire, car mon grand-père ne possédait pas de réfrigérateur ni de glacière pour conserver tous ces aliments.


    ***


    Mes parents ont bien essayé de racheter la propriété de grand-père. Ils lui en avaient offert 3000.$, mais à l'époque, il avait refusé! Pourtant, plus tard, il l'a vendue à moins cher à un pur étranger et avec mille regrets par la suite!

    De plus, une partie de cette propriété lui venait de son père, donc de mon arrière-grand-père. C'est pourquoi je vous ai dit que c'était un patrimoine familial.

    Quand je regarde ma maison actuelle, je m'aperçois que les divisions à l'intérieur de celle-ci sont à peu près identiques de celles de la maison de grand-père avec, néanmoins, quelques différences. Nous avons beaucoup plus de commodités évidemment et la principale étant l'eau courante! Grand-père n'avait pas l'eau courante dans sa maison, elle ne se rendait qu'à l'étable. Il devait donc charroyer de l'eau à même une chaudière, de l'étable à la maison. Peut-être qu'aujourd'hui c'est différent, je n'en sais rien... L'électricité était tout de même installée du temps de mon enfance.

    Depuis que grand-père a vendu, je n'y suis retournée qu'une seule fois et je n'ai fait que passer devant la maison. Elle est habitée présentement par le frère (il est non voyant) de l'acquéreur cupide qui est lui aussi aveugle.

    La maison a été surélevée sur un solage de ciment. On lui a enlevé la partie de la cuisine d'été. Le nouveau propriétaire a démoli l'étable et la grange ainsi que la soue à cochons. Il a bâti un genre de garage au bord du chemin, avec un appentis à côté, rien de bien spectaculaire. Quant au verger à côté de la maison, il est laissé à l'abandon et que dire des terres! Je ne sais pas ce que le propriétaire a fait de l'érablière et de la cabane à sucre. Probablement abandonnées elles aussi!

    Lorsque je suis passée devant la maison, j'ai failli ne pas la reconnaître tant elle avait perdu de sa rusticité. Elle ressemble à présent, plus à une "boîte à beurre" qu'à une maison. De plus, un grand chien blanc était couché sur le perron devant la porte d'entrée.

    Rien n'est plus pareil! Quel héritage inestimable envolé à tout jamais! Quelle désolation!

    Même si nous devenions, par un heureux hasard, propriétaires de tout ça, il faudrait tout reconstruire: rebâtir une étable, redonner à la maison sa partie manquante pour lui refaire son cachet d'antan. Je me demande bien comment on ferait, ça nous coûterait sûrement un bras! Il faudrait aussi débrouissailler les champs, les labourer, les semer et refaire les clôtures, etc.

    Je me dis que mes enfants, surtout mes deux dernières filles, auraient été heureuses là-bas. Elles auraient eu tout l'espace voulu pour faire des randonnées équestres, car le 5ème rang n'est pas très achalandé par les voitures. C'est un chemin de terre et de pierres. Il n'y a pas beaucoup de voisins. Mais pour elles, il y aussi un "hic", il n'y a pas beaucoup d'emplois dans la région, c'est quasiment un "région éloignée"!

    N'empêche, ça aurait fait un si beau coin de paradis!

    ©Copyright Réjane Juin 2009

    NOTE: Quelques années avant que grand-père ne vende sa propriété et ne tombe malade, l'hiver il venait demeurer avec nous, par la suite, il est allé vivre chez une autre de ses filles, religieuse celle-là, qui dirigeait une maison de personnes âgées. Il est décédé là-bas loin de sa région natale.

     

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    LE SAVANT ET LES FÉES

     

    Monsieur Blasius, grand savant est aussi professeur. Il enseigne bien des matières à ses élèves, mais sa matière préférée est l'astrologie.

     

    A cette heure-ci, dans la classe, c'est une période libre de lecture. Un jeune garçon qui aime la comédie, a acheté chez le libraire, un livre intitulé "L'Incrédulité d'un vieillard". Ce livre est l'histoire d'un vieillard qui ne croyait pas aux fées.

     

    Monsieur Blasius fait le tour de la classe. Il voit le jeune homme qui ne cesse de rire. Le professeur s'en approche et lui demande quel est l'objet de ce fou-rire. Le garçon, ne pouvant plus s'arrêter de rire, lui désigne le livre. Le professeur prend le livre et le feuillette en lisant quelques phrases ici et là. Voyant cela, il dit tout simplement au garçon: "Vous trouvez ça drôle? Vous savez bien que les fées n'existent pas!"

     

    Le garçon: "Ça peut toujours exister, c'est pas pire que "Ma Socière Bien Aimée!" *

     

    Le professeur: " Moi, un vieux savant, je n'y ai jamais cru. Je trouve ça tout simplement ridicule!"


     

    ***


     

    Ce soir-là, Monsieur Blasius avait un travail important à faire sur les astres. Comme il avait le cafard, il laissa son travail de côté pour aller prendre l'air. Malgré le brouillard, il sortit quand même. Il se disait, tout en marchant, en essayant de se convaincre: "Je ne crois pas à ces bonnes vieilles fées toutes défraîchies."

     

    Il se promenait le long d'un petit étang d'où l'on entendait le croassement des grenouilles. Tout à coup, un bruit se fit entendre; c'était le rire d'une femme, puis celui d'une autre et encore celui d'une autre. Le professeur resta surpris et il cherchait d'où provenaient toutes ces voix aigües. Il ne fallait pas chercher autant, elles étaient derrière et devant lui, autour de lui, à ses côtés, partout. Elles se moquaient bien du vieil homme; et lui en était étourdi. Il leur criait: "Allez-vous bien finir ces plaisanteries? J'en ai assez de vous entendre tournoyer comme de petits lutins, c'est fatigant pour mon coeur, vous savez!" Mais elles continuèrent de tourner et de sauter autour de lui.

     

    Croyant voir au travers du brouillard, un pont comme issue, le vieil homme se laissa emporter par cette hallucination. Il courut et courut, enfila sur ce qu'il croyait être un pont, mais voyant qu'il courait dans le vide, il fut étonné et tomba à l'eau. PLOUC! Un bain forcé! Et bien froid de surcroît! Tout trempé, il retourna chez lui.


     

    ***


     

    Le lendemain, le professeur revint en classe tout fiévreux. Un de ses élèves lui demanda: "Qu'est-ce qui vous est arrivé Monsieur Blasius, vous êtes tombé dans un trou d'eau hier?" Le professeur éternua, dans le moins, cinq ou six fois de suite et les élèves se mirent à rire.

     

    Leur demandant de se calmer un peu et ne voulant pas paraître trop ridicule, il leur raconta qu'il avait fait un rêve la nuit dernière, et comme il était somnanbule, il avait trébuché dans un étang et qu'il en était ressorti tout transi de froid et que c'était de cette manière qu'il avait attrapé froid. Puis, les mêmes petits rires de femmes se firent entendre de nouveau. Les élèves lui avaient joué un bien vilain tour, car ils savaient bien que ce rêve n'en était pas un et que ce qu'avait raconté le vieux professeur n'était qu'un pieux mensonge.

     

    Les élèves déclarèrent leur méfait au vieux professeur. Le professeur n'avait pu les voir et les reconnaître à cause justement du brouillard. Alors le savant se mit à rire avec eux, et lorsque le calme fut revenu, le cours d'astrologie débuta.

     

    ©Copyright Réjane

     

    * "Ma Sorcière Bien Aimée" était une émission de télévision que j'écoutais
    dans ma tendre jeunesse. Et ce texte a été écrit quand j'étais au
    secondaire, pour une composition écrite en cours de français

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  • LA COUVERTURE MAGIQUE

    LA COUVERTURE MAGIQUE

    Faire une chaînette de quatre mailles que l'on ferme en un cercle avec une maille coulée. Premier tour, trois mailles en l'air, piquer le crochet au centre du cercle puis faire deux brides...

    Gwendelynn connaissait tous les termes de tricot au crochet car depuis longtemps déjà, elle en faisait. Comme elle aimait récupérer, elle employait des fils de laine ou de coton qui provenaient de tricots défraîchis dont plus personne ne voulait porter, qui lui étaient donnés ou qu'elle achetait à prix très modique à la friperie du village. Elle commençait par découdre les coutures puis, se mettait à défaire les morceaux un à un. Quelques tricots étaient plus réticents que les autres, mais elle finissait toujours par arriver à tout les défaire.

    Ça lui demandait beaucoup de temps et de travail, il est vrai, mais grâce à ses doigts agiles, elle confectionnait de jolies couvertures, de laine ou de coton, multicolores. Elle aimait bien s'entourer de couleurs pendant la saison interminable de l'hiver blanc et froid. Ça lui remontait le moral, se disait-elle. C'est pourquoi, une fois terminées, elle déposait ses couvertures sur ses meubles: le vieux sofa de la salle de séjour, les vieux fauteuils berçants, les chaises berceuses de la cuisine, le lit de sa chambre. De plus, ses couvertures lui tenaient chaud durant les mois les plus froids de l'hiver.

    Chaque carré était crocheté avec amour puis, lorsqu'elle en avait suffisamment, elle les rassemblait tous soigneusement en les cousant les uns aux autres, manuellement avec l'aide, toujours de son crochet. Elle adorait le travail bien fait. Peut-être même pourrait-elle vendre quelques-unes de ses oeuvres au village, un de ces jours. Pour l'instant ses couvertures suffisaient à son bonheur.


    ***


    Gwendelynn vivait à la campagne dans une jolie petite chaumière qu'elle avait héritée de son grand-père. Sa demeure n'était pas très vaste mais était suffisante pour elle. Sa chaumière s'élevait tout au bout d'un petit sentier couvert de minuscules cailloux et bordé d'arabrisseaux, d'arbres majestueux et de fleurs multicolores. Gwendelynn aimait beaucoup cet endroit en retrait du village, au milieu de la forêt.

    Elle possédait, pour lui tenir compagnie, une vieille chienne croisée qu'elle affectionnait énormément, car elle l'avait eue quand Sammie n'était qu'un bébé. Trois chats faisaient aussi partie de la ménagerie. Gwendelynn aimait bien s'asseoir après sa journée de labeur et flatter ses chats qui ronronnaient de plaisir. Elle disait que le ronron des chats l'apaisait, la calmait.


    ***


    Gwendelynn tricotait le plus souvent assise dans la salle de séjour, tout près du foyer en pierres des champs que son grand-père avait fabriqué lui-même. Elle aimait bien regarderles flammes danser autour du bois qui crépitait dans l'âtre. Assise sur le vieux sofa elle s'envolait dans ses rêveries pendant que ses doigts jouaient avec le fil et le crochet. A quoi rêvait-elle? Cela personne d'autre ne pouvait dire.


    ***


    Les gens du village l'aimaient beaucoup. Elle souriait toujours à tout le monde et saluait tous et chacun sans exception. Mais les habitants du village se demandaient bien comment elle avait pu faire pour vivre si longtemps seule, éloignée de tous, surtout suite au décès de son grand-père. Elle ne travaillait plus à l'extérieur depuis qu'elle était revenue vivre là. Gwendelynn se contentait de peu. Elle s'habillait avec des vêtements qu'elle achetait à la friperie du village ou avec ceux que les gens voulaient bien lui donner et qui étaient encore portables. Gwendelynn était toujours bien mise, pas à la mode du jour, il est vrai, mais quand même très présentable. Ses cheveux, avec les années, étaient devenus poivre et sel; toujours bien propres et bien coiffés, ils restaient quand même raides et ne bouclaient pas. Elle portait aussi de petites lunettes rondes qui lui donnaient l'air coquin, comme une vieille mamie charmante. Elle se nourrissait des légumes de son jardin et des plantes comestibles qu'elle récoltait dans la forêt, comme les champignons sauvages, l'ail des bois et les baies de toute sorte, dépendamment des saisons. Elle en mettait en conserve en prévision de la longue saison hivernale.

    Pour le lait, le pain, la farine et la viande elle les achetait à l'épicerie du village.

    Elle était heureuse ainsi. Elle était capable de préparer de bons repas avec peu. Elle ne demandait pas grand chose à la vie et se contentait de ce qu'elle avait.


    ***


    Gwendelynn était allée vivre avec son grand-père quand elle avait appris qu'il était gravement malade. Ses parents moururent d'un accident de voiture, ce qui la laissa orpheline à vingt-cinq ans à peine. A cette époque, Gwendelynn travailait déjà comme secrétaire et volait de ses propres ailes.

    Elle avait appris à crocheter à l'aide de vieilles revues que son grand-père gardait précieusement sur une étagère de la salle de séjour, vieilles revues qui avaient appartenues à sa chère grand-maman décédée. Les crochets dont elle se servait avaient aussi appartenus à sa grand-mère.

    Gwendelynn se disait à elle-même qu'elle avait dû héritée de ce don de son aïeule, car dès qu'elle s'était mise à crocheter, les mailles apparaissaient sans aucune difficulté, comme par magie; les motifs prenaient aussitôt vie. Quelle joie de voir terminée une oeuvre de ses mains, et chaque fois pour elle, c'était un immense plaisir. Même si les motifs se ressemblaient presque tous, les couvertures, elles, étaient toutes différentes de par leurs couleurs!


    ***


    Un jour d'hiver, lorsque Gwendelynn se rendit à pied au village, pour vendre quelques-uns de ses ouvrages, elle aperçut un enfant qui jouait dehors. Elle ne connaissait pas cet enfant. Pourtant, depuis qu'elle vivait là, elle connaissait tout le monde sans exception. Donc, cet enfant devait être avec sa famille, comme visiteurs ou nouveaux résidents. Il y avait bien une maison du coin à vendre, mais qui aurait acheté cette maison complètement délabrée se demanda-t-elle? Gwendelynn s'était dit lorsqu'elle avait vue cette maison, qu'elle n'était bonne qu'à démolir!

    Elle s'avança donc vers l'enfant, le salua de son sourire habituel et lui demanda s'il était en visite quelque part ou s'il était un nouvel arrivé au village. L'enfant, un peu méfiant, lui rendit quand même son sourire, mais partit à la course jusqu'à la maison où il habitait. Quelle ne fut pas la surprise de Gwendelynn lorsqu'elle s'aperçut que l'enfant entrait dans cette maison presqu'en ruine. Mon Dieu! s'exclama-t-elle, se pourrait-il vraiment qu'il y ait quelqu'un qui demeure là maintenant?

    Elle ne fit ni un, ni deux et se rendit au même endroit. Elle regarda cette misérable masure et n'en revenait tout simplement pas qu'il puisse habiter quelqu'un dans cette bicoque! Elle alla frapper à la porte et l'enfant vint ouvrir, ses yeux grand ouverts par la surprise! Qui était donc cette vieille dame et que voulait-elle? pensa-t-il. Il cria à sa mère de venir vite, car il y avait une personne à la porte d'entrée. Sa mère vint aussitôt. Une femme décharnée, maigre à faire peur. Elle aurait été très jolie si elle n'avait pas été aussi grêle. Son teint était pâle et olivâtre, ses grands yeux tristes. Gwendelynn s'aperçut aussi que l'enfant n'était pas beaucoup plus gros; il était tout aussi squelettique que sa mère. De plus, dans la maison qui était sombre, il ne faisait pas particulièrement très chaud. Vraiment, pensa Gwendelynn, ces gens étaient bien misérables et les plus pauvres du village! Elle se présenta tout de même et leur souhaita la bienvenue. Elle ne voulait pas les déranger outre mesure, mais leur tendit quand même, avant de partir, un paquet joliment ficelé qu'elle avait sorti de son grand sac. Gwendelynn avait décidé de leur offrir, en guise de bienvenue et peut-être aussi par compassion, l'une des couvertures qu'elle s'apprêtait à vendre. De toute façon, elle pourrait en fabriquer bien d'autres! Elle avait tellement de laine chez elle! Elle quitta donc les lieux tristement en les saluant, se disant que la couverture leur serait plus profitable qu'à elle-même. Puis, elle alla vendre les deux autres couvertures qui étaient restées dans son grand sac.

    De retour chez elle, Gwendelynn se mit à penser qu'elle était malgré tout beaucoup mieux nantie que les gens qu'elle venait de rencontrer. Sa maison était chaude, même si elle n'était pas particulièrement grande et c'était peut-être mieux ainsi, car ça prenait beaucoup moins de chauffage. Elle avait de quoi se nourrir et se vêtir. Son grand-père lui avait laissé, en plus de la maison, un bon héritage qui la gardait à l'abri. De plus, elle avait pu mettre quelques économies de côté du temps où elle travaillait. Aussi, après l'accident de voiture de ses parents, elle avait touché leur assurance-vie qui avait aidé à leur enterrement. Il lui en était resté un peu qu'elle avait aussi mis de côté. Elle n'était donc pas trop à plaindre, pensa-t-elle.


    ***


    Les jours passèrent et Gwendelynn avait refait une autre couverture. Elle n'était pas sortie souvent depuis sa dernière visite au village et elle n'avait pas revu cet enfant maigrichon. C'est vrai qu'elle n'était pas retournée à la vieille maison. Elle avait quand même discuté avec le marchand du village de ces nouveaux venus. Il lui avait appris que la femme avait une santé précaire et qu'elle était veuve depuis peu. La dame et l'enfant étaient venus s'installer là, car ils n'avaient plus de quoi payer pour pouvoir garder leur ancienne demeure dans la grande ville. Cette femme avait dû vendre pour acheter cette bicoque. Pauvre femme! se dit Gwendelynn à elle-même. Il faudra bien que j'aille la visiter à nouveau pour voir comment ils s'en sortent tous les deux. On ne peut toujours pas laisser ces gens dans le malheur! Mais, elle remit à un peu plus tard cette démarche, car le temps, ce jour-là n'était pas très clément, et elle voulait rentrer chez elle avant que la tempête bloque son sentier.


    ***


    Gwendelynn n'eut pas à se déplacer pour rencontrer à nouveau les deux nouveaux du village. Elle eut la surprise de les voir arriver chez elle, une des premières journées du printemps. Ils avaient su où elle demeurait en posant la question au marchand et étaient venus de ce pas à sa demeure. La dame avait repris un peu de poids et son visage rayonnait un peu plus. Son enfant avait toujours de grands yeux ahuris mais lui aussi avait engraissé un peu.

    Ils étaient tellement heureux de la voir à nouveau! Et ils ne cessaient de la remercier pour le cadeau qu'elle leur avait laissé: cette couverture qu'ils disaient magique! Ils lui expliquèrent que depuis qu'ils possédaient cette couverture, leur vie n'avait cessé de s'améliorer! D'abord, les gens du village s'étaient cotisés pour leur venir en aide afin qu'ils ne souffrent pas trop de froid durant l'interminable hiver. Le marchand leur avait donné de la nourriture jusqu'à ce que la pauvre dame se trouve un emploi. Puis, les habitants du village avaient organisé, avant les grands froids de Janvier, une corvée pour réparer leur maison. La dame lui dit qu'elle s'était trouvé un emploi comme caissière au village et qu'elle avait inscrit son enfant à l'école.

    Tout allait pour le mieux et tout ça, c'était grâce au cadeau de Gwendelynn!

    Qui sait? peut-être Gwendelynn est-elle une vraie fée marraine après tout et que ses couvertures sont vraiment magiques!

    ©Copyright 2009 Réjane

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  • JÉSUS, VEILLE SUR  MES NUITS ET MES JOURS...

    JÉSUS, VEILLE SUR MES NUITS ET MES JOURS

    Le soir, lorsque je dépose ma tête sur l'oreiller, j'aime m'imaginer que je la dépose sur les genoux de Jésus. Lorsque j'ai mal à la tête, j'aime le sentir déposer sa main sur mon front, et l'énergie qui s'en dégage me soulage. Quelques fois, une discussion entre Lui et moi s'engage.

    Je passe en revue tous les moments de ma journée et je lui offre, en union avec Lui sur la Croix, cette journée: mes souffrances, mes doutes, mes espoirs, mes déceptions, mes joies et mes peines, mes créations et mon travail. Je lui demande de veiller sur mes enfants durant mon sommeil et de bien veiller sur mon sommeil aussi. Je lui demande de nous protéger contre tous les fléaux, qu'ils soient naturels ou surnaturels.

    "Protège-nous contre le feu, contre les tempêtes, contre les vents violents, contre la foudre, contre toute attaque humaine ou animale, contre toute maladie. Protège-nous contre les guerres. Veille aussi sur tous ceux que j'aime: mes deux frères ainsi que leur conjointe et leurs enfants; mes parents octogénaires; mon époux et mes filles ainsi que leurs conjoint respectif. Veille sur nos amis, nos connaissances. Veille sur les forums où je vais et éclaire-moi de ton Esprit Saint."

    Il me remercie de mon offrande et me confirme qu'il prendra bien soin de nous. Et c'est ainsi que le refrain de la chanson de Céline Dion prend tout son sens:

    "Quand je m'endors contre ton corps
    Alors je n'ai plus de doute
    L'Amour existe encore (bis)"

    Il me souhaite une bonne nuit:

    "Bonne nuit ma fille... non, tu n'es pas ma fille mais celle de notre Père Céleste. Tu serais donc ma soeur... mais je préfère t'appeler ma Bien-Aimée. Alors, bonne nuit ma Bien-Aimée! Dors bien; je veillerai sur les heures de ton sommeil. Lorsque tu te réveilleras, je veillerai encore sur toi et tes jours. N'oublies jamais que je suis auprès de toi et quand je suis trop occupé, je convoque un ange pour qu'il demeure à tes côtés. Dis-toi que tu n'es JAMAIS seule."

    A mon tour je lui dis:

    "Demande à ton Père, qui est aussi mon Père Céleste, de nous bénir et de bénir tous nos aliments. Je me prosterne bien bas devant Lui afin de recevoir sa bénédiction. Remplis nos coeurs d'amour et éloigne de nous la haine et la colère. Remplis nos yeux de soleil et éloigne de nous l'ombre maléfique. Garde-nous des lendemains sans espoir. MERCI POUR TOUT!!!"


    * Chaque personne peut avoir une relation privilégiée avec Jésus et le Père. Il suffit de le croire! N'oubliez pas, c'est dans les plus petites choses que Dieu en fait de plus grandes! PAIX ET AMOUR A TOUS!

    ©Copyright Réjane

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  • 393574_10150353280053716_170475703715_8311281_2055010875_n_1.jpg                                  

     

                                           UN ANGE VEILLA SUR ELLE



    Emmanuelle vivait seule en appartement, un trois pièces et demi, depuis son divorce auquel elle ne s'était jamais remise. Suite à son divorce et sans enfant, elle était devenue dépressive et avait un problème avec l'alcool. Elle avait pourtant un bon emploi de caissière.

    Un jour du mois de décembre, en allant faire ses courses, elle s'arrêta devant un magasin de décorations de Noël. Elle aimait bien regarder toutes ces décorations scintillant de mille feux. Elle décida donc d'entrer et de parcourir les allées remplies d'étalages bien garnis. Au bout de l'une d'elles, elle aperçut un étalage rempli d'anges de cime d'arbre de Noël. Ses yeux s'attardèrent sur l'un d'eux en particulier. Il lui ressemblait étrangement, car il avait de longs cheveux couleur de blé tout comme les siens. En fait, cet ange ressemblait à une fille. Cet ange avait aussi des yeux bleus, mais le bleu de ses yeux étaient plus prononcé que le bleu des siens. L'ange portait une robe longue toute dorée et brillante. Il avait les ailes déployées, comme prêtes à s'envoler et ses bras grands ouverts, invitaient Emmanuelle à lui faire confiance. Emmanuelle la prit et l'examina attentivement; Emmanuelle vit que cet ange avait été fabriqué par une personne portant les mêmes initiales qu'elle. "Drôle de coïncidence", se dit-elle. "Peut-être a-t-elle été confectionnée juste pour moi après tout". Puis, se ravisant, elle la remit en place sur l'étalage trouvant qu'elle était trop dispendieuse pour ses moyens, malgré le fait qu'elle était en solde de vingt pour cent (20%). Emmanuelle tourna donc les talons pour repartir puis, s'arrêta net et revint chercher l'ange en question. Elle regarda les autres anges à côté et chercha qui les avait fabriqués. Aucune initiale n'était apposée sur les autres anges! "Que c'est étrange!", pensa-t-elle. "Pourquoi celle-ci a-t-elle des initiales et que les autres n'en ont pas?".Elle se dit alors que probablement, c'était un signe et elle alla payer l'ange en question à l'une des caissières. Elle alla ensuite faire ses courses à l'épicerie.

    Elle revint à la maison, apporta l'ange et le déposa sur une tablette de sa bibliothèque dans le salon. Tout en s'ouvrant un bonne bière froide, elle s'empressa ensuite de ranger les items d'épicerie qu'elle venait d'acheter, puis vint s'asseoir sur le canapé en face de sa bibliothèque. Tout en fixant l'ange qu'elle y avait déposé, elle lui demanda de l'aide afin de cesser de consommer de l'alcool. Elle était vraiment sincère mais était incapable de cesser de boire par elle-même, se décourageant à chaque tentative. La tentation demeurait la plus forte... Étant dépressive, l'alcool ne faisait qu'accentuer le problème, mais elle ne s'en rendait pas compte. Et le seul moyen qu'elle avait trouvé pour remplir le vide de sa vie, c'était un bon remontant!

    Les semaines passèrent sans résultat positif apparent. Tous les matins, elle se levait avec les vapeurs d'alcool autour d'elle. Il fallait quand même aller travailler... Tout en se douchant, elle pouvait sentir encore l'alcool courant dans ses veines. Elle allait au bureau, faisait bien son travail mais les relations avec ses collègues de travail se détérioraient de plus en plus à chaque jour à un point tel, qu'un jour, son patron la confronta: "Ce n'est pas ton travail le problème, c'est toi!"

    "Ah non!", se dit-elle. "Il ne va pas me mettre ça sur le dos!" Elle ne voulait pas croire qu'elle pouvait être "le problème", ça ne pouvait pas être elle! Puis, elle se dit à elle-même, "Ça ne sera qu'un autre emploi de perdu, voilà tout!"

    Sa famille habitait loin de chez elle et elle n'avait pas d'amis avec qui discuter. Son travail restait tout de même le seul moyen d'avoir des contacts humains, mais là, elle s'en fichait éperdument!

    Revenue chez elle, elle se coucha sur le canapé devant la bibliothèque et se demanda pourquoi elle avait acheté cet ange. Que voulaient dire le calme et la paix qu'elle avait ressentis la première fois qu'elle avait tenu cette figurine entre ses mains. Est-ce Dieu qui essayait de lui dire qu'Il veillait sur elle ou bien n'était-ce que le fruit de son imagination? Elle se remit à boire, essayant d'oublier tout ça.

    ***

    C'est l'été suivant qu'Emmanuelle s'aperçut qu'elle perdait le contrôle de sa vie. Tant et aussi longtemps qu'elle avait eu un emploi et un toit sur la tête, elle se disait que l'effet de boire n'était pas si grave. D'ailleurs, elle niait complètement son alcoolisme! Mais voilà, les choses s'aggravaient, les comptes s'accumulaient et son travail s'en ressentait aussi. Elle dut admettre très vite que l'alcool qu'elle consommait depuis si longtemps devenait pire de jour en jour.

    Une nuit, toujours couchée sur son canapé habituel et luttant contre le sentiment de honte qui l'envahissait, elle se mit à pleurer toutes les larmes de son corps et n'essaya même pas de combattre sa peine. Quand elle se fut calmée, elle ne se souvenait pas combien de temps elle avait pleuré mais elle se souvint qu'à un moment donné elle s'était entendu dire: "S'il-te-plaît mon Dieu, détruit mon envie et mon désir de boire".

    Et pourtant, le lendemain soir, elle était toujours au même endroit, buvant encore plus.

    En ce temps-là, elle ne se posait pas la question à savoir si la conduite automobile et l'alcool allait ou non de paire. Elle prit donc sa voiture pour aller se racheter de la bière quand même. Comme sa conduite devenait dangereuse pour elle et pour les autres, elle vit derrière elle, dans son rétroviseur, les lumières rouges et bleues d'une autopatrouille. Elle dut donc se ranger sur le bas- côté de la route et s'immobiliser. Elle se fit arrêter pour conduite en état d'ébriété, se retrouva à la prison où elle dut passer un alco-test. On lui prit aussi ses empreintes digitales et la photographia. Elle fut enfermée dans une cellule pendant six heures, le temps qu'elle "cuve son vin". C'est ainsi qu'elle réalisa qu'elle était en train de se tuer à petit feu. Une fois dégrisée, elle voulut retourner chez elle. Elle voulut revoir son ange debout sur la tablette de sa bibliothèque. Elle voulut s'asseoir sur son canapé, regarder cet ange et réfléchir...

    Quand les policiers la relâchèrent, elle dut payer le chauffeur de taxi d'avance pour qu'il la ramène chez elle. Sa voiture avait été confisquée et elle n'avait plus le droit de conduire aucun véhicule.

    Quand elle passa la porte d'entrée de son loyer, elle vint s'asseoir directement sur le sofa et regarda la figurine angélique. Elle n'avait cessé de penser à cet ange durant tout le trajet de son retour à la maison. En le regardant, les larmes lui vinrent encore aux yeux, mais cette fois, elles n'étaient pas des larmes de honte mais des larmes de paix: elle ne ressentait plus le besoin de boire. "Merci mon Dieu!", pria-t-elle.

    À partir de ce moment, sa vie changea et seulement le mot "miracle" pouvait définir ce qui venait de se passer. Elle sentit une force incroyable s'emparer d'elle lorsqu'elle regarda cet ange.

    Son retour à la sobriété ne fut pas facile. Son expression était "une sobriété cahoteuse". Abandonner l'alcool n'avait été qu'une étape parmi tant d'autres.

    Maintenant, elle a un bon emploi satisfaisant qu'elle aime. Sa santé, autant morale que physique, s'est améliorée. Elle a même rencontré un homme charmant qui est devenu son mari. Maintenant, l'ange ne veille pas que sur elle, il veille aussi sur lui et peut-être veillera-t-il plus tard sur leurs enfants.

    Dieu s'est servi de plusieurs moyens pour lui démontrer Son amour pour elle, mais dans ce cas bien précis, Il n'utilisa qu'une figurine d'ange de trente centimètres de hauteur pour lui sauver la vie.


    ©Copyright Réjane Juin 2009 innocent

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  • SOUVENIR D'UNE BERÇANTE

     

     

     

     

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                                          SOUVENIRS D'UNE BERCANTE


     

    Je me souviens de ce rotang haut et majestueux dont je suis issue. Ce
    rotang était un palmier grimpant de Malaisie, qu'on appelle aussi jonc
    d'Inde. Il avait donné naissance à de nombreux surgeons qui poussaient à sa
    base. Ces surgeons envahissaient les alentours jusqu'à une distance de 180
    m. En hauteur, les rejets arrivaient à dépasser la cime des arbres les plus
    hauts de la forêt.

    L'extrémité de ses feuilles était aussi fine que les vrilles de la plupart
    des plantes grimpantes, mais elle était armée d'épines courtes, recourbées
    et extrêmement dures, à l'aide desquelles ces lianes s'accrochaient à tout
    ce qui se trouvait à leur portée.

    Lorsqu'on coupa cet arbre magnifique, les tiges ou les joncs de grande
    taille servirent comme cables dans la construction d'un pont. Les joncs de
    taille moyenne furent fendus. On leur enleva la moelle centrale et on se
    servit de la partie externe, dure et flexible, pour faire des sacs et des
    chapeaux.

    Moi, je suis née des joncs plus petits et entiers qu'on exporta en Amérique,
    par bateau.

    Je fus façonnée par un vieil artisan qui me donna une belle silhouette aux
    courbes gracieuses. Il ne mit aucune couleur sur mon corps car il me
    trouvait plus belle au naturel. On me déposa ensuite dans une vitrine de
    magasin avec d'autres meubles tous aussi beaux les uns que les autres. On
    apposa, sur mon dossier, une étiquette sur laquelle étaient inscrits
    l'information de mon origine et le prix.

    xxxxx

    Noël approchait et personne encore n'était venu m'acheter. Bien sûr,
    beaucoup de gens étaient passés devant moi. Certains restaient
    indifférents, d'autres s'extasiaient de me voir mais personne ne semblait
    vouloir de moi. Je me désolais, car je voyais les autres meubles partir et
    moi, je restais toujours là. Dès qu'une place se libérait, on s'employait
    bien vite à la combler en y déposant d'autres meubles.

    xxxxx

    C'était la veille de Noël au soir et je commençais vraiment à désespérer.
    Puis, soudain, sortant de je ne sais où, une jeune dame portant un bébé dans
    ses bras et accompagnée de son mari, s'arrêtèrent devant moi.

    - Oh! dit-elle, voilà enfin ce que je désire pour mon cadeau de
    Noël, une chaise pour bercer mon bébé.

    Elle regarda d'un air suppliant son tendre époux. Son mari acquiesca. Ils
    entrèrent dans le magasin et vinrent me voir de plus près. L'homme demanda
    à l'un des vendeurs s'il accepterait que son épouse m'essaie. Le vendeur
    accepta et me descendit de l'étalage. Il fit asseoir la jeune dame qui
    tenait toujours dans ses bras le joli poupon rose. Unie à eux, je me
    laissai bercer. C'était bien lourd mais j'étais tellement heureuse de
    pouvoir enfin servir! Il me sembla que le temps s'était arrêté puis, trop
    vite hélas, la dame se releva l'air satisfait. Son bébé gazouillait,
    heureux. La dame déposa son bébé dans les bras de son mari puis, de sa
    petite main effilée, elle effleura l'un de mes accoudoirs. Que cette main
    était douce! Moi, qui n'avait connu que les larges mains rudes de
    l'artisan! La dame tourna autour de moi. Elle laissa glisser sa main le
    long de mon dossier; j'en frissonnai de plaisir.

    - Alors, est-ce qu'elle te plaît? demanda son mari.

    - Bien sûr! lui répondit-elle.

    - Si c'est cela que tu veux pour Noël, eh bien, tu l'auras!
    ajouta-t-il.

    - Tu sais, dit-elle, ce sera aussi le cadeau du bébé, car je suis certaine
    qu'il adorera se faire bercer sur cette chaise.

    Ils m'achetèrent donc et payèrent le vendeur rubis sur l'ongle. Ensuite,
    l'homme me sortit et m'embarqua sur le siège arrière de sa voiture. J'y
    étais un peu à l'étroit mais je me consolais en pensant que je rendrais au
    moins trois personnes heureuses: la mère, son enfant et peut-être même ce
    gentil monsieur! Tous profiteraient sûrement de ma présence dans leur
    maison.

    Nous fîmes un bon bout de chemin avant d'arriver à cette magnifique petite
    chaumière. Cette maison était entourée de sapins qui avaient gardé leur
    verdure, et d'érables qui semblaient endormis sous la légère couche de neige
    qui les enveloppait.


    La dame descendit la première de l'automobile et entra dans la maison avec
    son bébé. Puis, son époux descendit à son tour et ouvrit la portière
    arrière. Il eut quelques difficultés à me sortir de là mais il y parvint
    après certains efforts. Il prit toutes les précautions nécessaires afin
    que je n'aie aucune égratignure. Il me transporta alors à l'intérieur de ma
    nouvelle demeure.

    On m'installa dans le salon tout près du foyer, là où il faisait bon d'être,
    car il y faisait chaud. Là aussi on y avait aménagé un coin pour le joli
    berceau de bois. La dame me couvrit d'une couverture de laine multicolore,
    crochetée avec beaucoup d'amour. Elle déposa sur mon siège un coussin de
    satin bleu orné de franges dorées. Soudain, un gros chat gris vint se
    frôler et décida de sauter sur mon siège pour y faire la sieste. Voilà,
    j'étais là pour un bon bout de temps, c'était maintenant ma nouvelle maison.

    xxxxx

    Là où j'étais située, je pouvais voir la cuisine. Elle était moyennement
    grande. La table ronde en bois y était centrée et quatre chaises de bois
    l'entouraient. Sur la table, était déposée une nappe brodée, d'un blanc
    éclatant. Dans un coin de la cuisine, un petit évier, quelques armoires
    peintes en bleu, le poêle et le réfrigerateur s'ajoutaient au décor. Un
    vaissellier qui avait l'air d'avoir vécu longtemps mais qui paraissait
    encore en pleine forme était appuyé à l'un des murs. La dame l'avait garni
    d'un jeté de table crocheté. Vraiment, cette femme devait avoir des mains
    de fée! Peut-être la verrais-je, un jour, travailler de ses mains, assise
    là, sur mon siège à se bercer... J'espérais tant que vienne cet instant
    privilégié.

    Le salon, quant à lui, servait plutôt de lieu de repos après une longue
    journée laborieuse. Un sofa à trois places, une causeuse et deux tables
    basses meublaient l'espace autour de moi. Encastrée dans un mur, la
    bibliothèque fourmillait de livres. Le foyer, d'où crépitait le bois sous
    la fureur du feu qui dansait, donnait à la maison cette douce chaleur dont
    on ne saurait se passer durant les longs mois d'hiver. Dans un coin trônait
    un sapin entièrement décoré et sous le sapin, une crèche avec de minuscules
    personnages prenait place. Vraiment, cette pièce était mon royaume.


    La chambre des maîtres était sûrement située au premier mais je n'avais pas
    eu le temps de bien voir où elle était située. Tout ce que je me souviens,
    c'est que lorsque le bébé pleurait la nuit, sa mère venait au salon pour le
    bercer afin de le calmer.

    xxxxx

    Je me souviens, la première fois qu'Angélique s'était assise sur moi, ce fut
    l'avant-midi de Noël. Elle berca son bébé afin de l'endormir. Elle lui
    avait donné son bain dans une petite cuve sur la table de la cuisine. Puis,
    elle l'avait asséché et habillé et lui avait donné à boire. Je me souviens
    aussi qu'elle lui avait chanté une jolie berceuse. Je me rappelle même du
    refrain:

    "Ferme tes jolis yeux
    Car les heures sont brèves
    Au pays merveilleux
    Au beau pays du rêve
    Ferme tes jolis yeux
    Car tout n'est que mensonge
    Le bonheur n'est qu'un songe
    Ferme tes jolis yeux."

    L'enfant s'était endormi. La maman était allée le deposer dans son berceau
    et lui avait donné un baiser sur le front, sans doute le faisait-elle chaque
    fois qu'elle le couchait. Puis, elle était revenue s'asseoir avec son
    crochet et une bobine de fil qu'elle avait ramassée sur le coin de son
    vaissellier. Enfin, je voyais ses mains de fée au travail! Comme j'avais
    attendu cet instant!

    xxxxx

    Plusieurs années étaient passées. Plusieurs enfants étaient venus s'ajouter
    à la famille. Le mari d'Angélique avait même dû agrandir la maison. Il
    avait fallu construire un deuxième étage à la maison afin d'y aménager les
    chambres des enfants. Il avait aussi aménagé une grande veranda sur
    laquelle tout le monde s'asseoyait, durant les soirs d'été, après le souper,
    afin de se reposer du labeur de la journée. On me sortait sur la véranda et
    l'homme de la maison s'asseoyait sur moi et tout en fumant sa pipe, il
    racontait des histoires aux enfants assis sur ses genoux, tandis que les
    autres s'amusaient autour de la maison.

    Quelques fois, les enfants se chamaillaient à savoir lequel d'entre eux
    pourrait s'asseoir sur moi et se bercer, jusqu'à ce que leur mère leur dise
    que c'était l'heure d'aller dormir. Les rares fois ou j'étais libre,
    c'était le chat Mistigri qui venait faire sa sieste tout en ronronnant.


    J'en ai entendu des confidences. J'ai été le temoin de bien des joies, de
    bien des peines, de bien des pleurs, de bien des rires et de bien des
    chants. Mes os ont craqué sous le poids de bien des gens. Trois générations
    d'humains se sont succédées, et plusieurs générations de chats mais, je ne
    me suis jamais plainte de quoi que ce soit. On m'a souvent refait une
    beauté. On m'a peinte de couleurs différentes afin que j'aille avec le
    nouveau décor de la maison. J'étais toujours utile!

    Je me souviens, qu'à chaque génération, les enfants finissaient par partir à
    tour de rôle. Les parents vieillissaient et mouraient. La dernière fois,
    on a dû placer mes vieux propriétaires dans une résidence pour personnes
    agées. J'ai eu la chance qu'ils m'emportent avec eux pour finir leurs
    derniers jours. Avec eux, j'ai partagé leur ennui, leurs souvenirs, leurs
    maladies. Puis, ils se sont éteints l'un apres l'autre, me laissant seule à
    tout jamais. Désormais, plus personne ne s'asseoirait sur moi pour se
    reposer! Du moins, c'est ce que je pensais puisqu'on m'avait remisée dans
    un grenier froid et sombre avec d'autres "vieilleries".

    xxxxx

    Un jour vint où on dût fermer les portes de cette résidence pour un certain
    temps. Le temps d'apporter des modifications majeures pour la sécurité des
    personnes agées qui y habiteraient dans le futur. Le grenier fut donc vidé
    de son contenu et on me transporta, ainsi que les autres meubles, dans un
    hangar encore plus froid que le vieux grenier auquel je m'étais habituée.
    En plus, il y avait de drôles de petites bêtes qui trottinaient partout et
    qui grugeaient tout ce qu'elles voyaient. Comme j'avais peur qu'elles
    viennent grignoter ma vieille carcasse! Qu'allais-je devenir? Qu'allait-on
    devenir?

    xxxxx

    Des jours et des jours passèrent et rien dans ma vie n'avait d'importance.
    Les petites souris s'étaient fait des nids dans les tiroirs des vieilles
    commodes. Au moins, elles servaient encore à quelque chose, celles-la! Moi,
    je ne servais que de pont entre les autres meubles. Les souris ne faisaient
    que passer et repasser. Le froid automnal avait cédé sa place au froid
    hivernal. La lumière du soleil se montrait moins longtemps entre les
    interstices des planches des murs mais le vent, lui, venait y souffler toute
    son arrogance. Même la neige se permettait d'entrer sans qu'on l'ait
    invitée! Quelle desolation! Nous qui avions connu la chaleur d'une maison,
    nous connaissions maintenant la froideur de l'isolement! Combien de temps
    resterions-nous ici? Ça, personne n'aurait pu nous le dire! Des années
    passèrent et rien ne vint meubler notre solitude!

    xxxxx

    Pourtant, par une belle journée d'été, des gens étaient venus ouvrir la
    porte du vieil hangar et le soleil nous avait rechauffé un peu de ses
    rayons. La poussière s'était accumulée sur nos carcasses et on pouvait y
    voir des toiles d'araignées mais nous nous sentions tout à coup revivre.
    Puis, la porte s'était à nouveau refermée nous plongeant encore dans
    l'obscurité et l'humidité, nous laissant une fois de plus à nous-même. Nous
    n'avions maintenant plus rien à espérer.

    Aujourd'hui, je peux vous dire que nous avions tort, car les personnes qui
    étaient venues nous voir n'étaient pas venues pour rien. Elles voulaient
    nous rajeunir, nous rafraîchir, afin que nous soyions exposés à la vue des
    gens dans ce que vous appelez, vous les humains, un musée.

    On nous a d'abord débarrassé de la poussière et des toiles d'araignées dont
    nous étions couverts puis, certains meubles ont été dépouillé des vieilles
    couches de peinture qui les enveloppaient. Enfin, le bois dont ils étaient
    fait avait repris un air de jeunesse et respirait à nouveau. Puis, on les
    enduisit de cire d'abeille afin de les protéger.

    xxxxx

    Quant à moi, on m'a redonné plusieurs couches de peinture blanche car je vis
    maintenant ailleurs, chez une dame qui possède un solarium. D'autres
    meubles en rotin décorent la pièce: des tables basses vis-a-vis les
    vitrines, servent d'étagères pour les différentes plantes d'intérieur; des
    fauteuils de rotin garnis de coussins de velours rouge entourent une table
    ronde à café. Moi, je me berce près d'une étagère remplie de livres, et
    souvent ma nouvelle propriétaire vient s'asseoir sur mon beau coussin de
    velours bleu pour y lire des livres et même relire ce qu'elle-même a écrit!


    Car c'est elle qui vient d'écrire MON HISTOIRE.



    ©Copyright Réjane

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  • LA FLEUR ET L'ABEILLE - CONTE POUR ENFANTS

    CONTE POUR ENFANTS

     

     

    LA FLEUR ET L'ABEILLE

    Il était une fois, une plante très délicate qui était composée d'une fleur et d'un petit bourgeon. La fleur, au coeur jaune et aux pétales blancs, était vieille et allait mourir d'une journée à l'autre. Mais tout à côté, un joli bourgeon allait éclore et prendre la place.

    Vint donc ce jour; la petite fleur, naissant au sourire du soleil, s'étira, ouvrit ses yeux et baîlla.

    Elle se faisait chauffer au soleil, lorsque brusquement elle se sentit bien seule. Elle partit donc en quête d'une amie, mais en vain. Elle était si fatiguée qu'elle s'asseya sur l'herbe tendre et verte, et elle s'endormit épuisée de cette longue marche.

    Non loin de là, se promenait une abeille rayée de jaune et de noir. Elle virevoltait, allait puiser du nectar dans les corolles des autres fleurs. Tout à coup, l'abeille vit une petite fleur bleue au coeur jaune et aux veines rosées. C'était la plus jolie fleur qu'elle ait jamais vue. Eh oui!, c'était notre petite fleur qui rêvait d'avoir une amie. L'abeille la contourna, plana au-dessus de sa tête et s'immobilisa au sol. Tout ce bourdonnement avait réveillé la petite fleur et avait attiré son attention. Quelle drôle de personnage se dit-elle. Un peu timide, elle lui demanda: "Bonjour!... qui es-tu?" L'abeille lui répondit: "Je suis Bellabeille, et toi?" La petite fleur, toujours un peu gênée: "Je me nomme Fleurette". Et c'est de cette façon qu'elles firent connaissance.

    Lorsqu'elles se furent bien connues, elles allèrent jouer ensemble dans le grand pré vert. Elles s'amusèrent à cache-cache sous l'ombre des grands arbres et aussi à bien d'autres jeux intéressants. Cela dura des jours entiers.

    Un bon matin, Bellabeille amena Fleurette chez elle. Bellabeille demeurait dans une magnifique ruche. Fleurette ne connaissait pas ce qu'était une ruche, elle n'avait même pas idée de ce qu'était une maison. Sa maison, à elle, c'était le champ dans lequel elle était née et où elle demeurait; son feu de bois, c'était le soleil; sa nourriture, c'était la pluie qui tombait; son toit, c'était le firmament.

    Fleurette contempla longuement la ruche. Elle regarda les abeilles qui entraient et sortaient pour accomplir leur travail quotidien.

    Fleurette: "Qu'est-ce qu'elles font?"

    Bellabeille: "Elles vont récolter le nectar dans la corolle des fleurs; elles l'amassent dans leur jabot et l'entreposent dans les alvéoles de la ruche."

    Tout en lui expliquant le procédé, Bellabeille lui montrait comment les abeilles s'affairaient. Fleurette était émerveillée devant ce spectacle.

    Mais, ce n'était pas tout!... Bellabeille lui montra aussi les autres travailleurs.

    Bellabeille: "Dans la ruche, il y a trois classes de travailleurs. Premièrement, il y a la Reine; c'est la femelle féconde qui pond près de 2500 oeufs par jour, pendant plusieurs années.

    Il y a quelques centaines de mâles, que l'on nomme Faux Bourdons. Il y a aussi plusieurs dizaines de milliers d'Ouvrières, femelles stériles, dont la vie ne dépasse pas quelques semaines. Ce sont elles qui construisent les alvéoles de cire que tu vois, qui nourrissent la colonie de pollen et de nectar butinés sur les fleurs, et la défendent grâce à l'aiguillon venimeux terminant leur abdomen."

    Fleurette: "C'est très intéressant, mais comment faites-vous pour vivre entassés ainsi?"

    Bellabeille: "C'est ce qu'on appelle la vie communautaire. Chacun aide l'autre; nous avons été élevés ici
    et nous avons appris à vivre ainsi."

    Fleurette n'en croyait pas ses yeux; autant de population dans une si petite ruche. Elle qui était toute seule dans un aussi grand champ...

    ***

    Une semaine était passée et Bellabeille avait coutume de rendre visite à Fleurette tous les jours. Mais aujourd'hui, elle n'était pas encore venue; Fleurette s'impatienta et se mit à pleurer.

    Fleurette: "Il est certainement arrivé quelque chose à Bellabeille! Elle m'aurait avertie si elle n'avait pas
    pu venir!"

    Brusquement, de gros nuages gris cachèrent le soleil; il se mit à pleuvoir sans arrêt. Les éclairs perçaient de leurs pointes aigües les nuages, le tonnerre grondait si fort que la terre en tremblait.

    Bellabeille qui allait à la rencontre de Fleurette, se sentit désarmée devant tout ce spectacle. Elle cherchait bien un coin pour se cacher, mais n'en trouvait aucun. Elle était toute mouillée, et avait de la peine à avancer.


    Pendant ce temps, Fleurette se mit à la recherche de Bellabeille. Elle courut autant qu'elle put, elle marcha longuement.

    Plus tard, elle vit une forme allongée étendue sur le sol. Elle avança rapidement auprès de la forme, et s'aperçut que c'était Bellabeille. Elle la regarda avec anxiété, la toucha, lui parla sans recevoir de réponse. Bellabeille avait l'air morte. Avec espoir, Fleurette la traîna jusque dans une grotte non loin de là. Elle connaissait cette grotte depuis peu, mais elle savait que c'était un endroit sûr. Fleurette fit un lit à Bellabeille avec des feuilles de chêne et elle la déposa sur le lit, elle la recouvrit d'une feuille d'érable en guise de couverture. Fleurette n'en pouvant plus, s'endormit épuisée et bouleversée.

    Peu de temps après, Bellabeille se réveilla, se tourna sur le côté pour regarder où elle était. Fleurette qui avait le sommeil léger sursauta en entendant le crissement des feuilles. Elle se leva et dit:

    Fleurette: "Est-ce que tu vas mieux?"

    Bellabeille: "Oui, mais je ne me souviens pas de ce qui s'est passé!"

    Fleurette: "Tu as dû t'évanouir, tellement tu étais fatiguée, et cette pluie..., tiens, il a cessé de pleuvoir.

    Il fait beau maintenant!"

    En réalité, ce n'était qu'un de ces mauvais jours! se dirent-elles.

    Trois jours plus tard, Bellabeille se sentait en pleine forme. Elle quitta pour toujours ses frères et soeurs. Elle dit aurevoir à sa ruche. Oui, elle allait demeurer avec Fleurette dans la jolie grotte. Elles allaient travailler et jouer ensemble maintenant. Elles étaient si heureuses. Rien ne pouvait les séparer désormais sinon la mort. Rien ne pouvait briser leur amitié, car elles avaient sû comment l'acquérir et comment la garder.


    F I N

    busyb

    ©Copyright Réjane


    Cette histoire fut d'abord écrite pour une bande dessinée que j'avais dû faire pour un travail scolaire au secondaire (il y a fort longtemps lol). Puis, lorsque j'ai pris le cours de littérature (au collégial), je l'ai réadaptée en histoire pour enfant avec images à l'appui. J'espère qu'elle vous a plu.

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  • VOUS, ÊTES-VOUS ÉCOLO?

    VOUS, ÊTES-VOUS ÉCOLO?

     

     

     

    Pour vous écrire ce qui suit, je me suis tout d’abord servie d’un stylo et d’un calepin, mais pas de n’importe lequel calepin. D’un calepin fait à partir de feuilles recyclées, que j’ai moi-même lignées et agrafées. C’est ainsi que je recycle lettres personnelles, documents personnels, feuillets publicitaires, etc.

     

    En quelques mots, je fais du lignage de feuilles de papier. Les lignes ne sont pas toujours droites et symétriques, quoique je me serve d’une règle pour les tracer, mais pour faire un calepin servant pour du brouillon, cela m’est suffisant.

     

    Ces calepins peuvent me servir à prendre des notes, laisser des messages téléphoniques aux membres de ma famille, laisser des messages lorsque je quitte ou même pour pondre mes propres textes, comme celui-ci, que j’écris ensuite au propre.

     

    Habituellement, je me sers de feuilles de dimension standard, c’est-à-dire 8 ½pces X 11pces (21.5cm X 28cm), qui sont déjà écrites au recto. Je les coupe en deux et je fais les lignes au verso de ces demi-feuilles. Quelques fois, je peux même ligner les deux côtés, dépendamment de l’espace vacant.

     

    Quand j’ai terminé d’écrire sur ces calepins, je les détruit en les envoyant directement brûler dans le foyer, surtout quand ces calepins contiennent des informations personnelles, tels que?: noms, adresses, numéros de compte ou de membre, numéros de carte de crédit, etc. Il faut quand même être prudents de nos jours, avec tous ces vols d’identité!

     

    Quand les calepins sont conçus exclusivement à partir de feuilles publicitaires, je peux me permettre alors de les envoyer à la récupération. Ainsi, le papier aura servi deux fois et servira encore à d’autres usages une fois recyclé. Bien sûr je pourrais aussi passer ces calepins au déchiqueteur avant de les envoyer se faire recycler ou au lieu de les brûler, mais je n‘en possède pas pour l’instant… Peut-être qu’un jour…

     

    On peut faire de même avec les enveloppes. Il suffit de les ouvrir au complet et d’en faire le lignage, tout comme les demi-feuilles. Bien sûr me direz-vous, pourquoi faire tant de chichi et ne pas acheter des feuilles ou des calepins déjà lignés? Je vous répondrais, ce n’est pas très écolo. Pour ma part, c’est ma façon de voir les choses et de laisser mon empreinte écologique.

     

    Je pourrais aussi employer les feuilles sans les ligner, mais quand il n’y a pas de lignes tracées, j’ai tendance à écrire trop petit et à écrire tout croche. Alors je préfère que tous mes calepins soient lignés.

     

    Et vous? Que faites-vous de vos correspondances? Etes-vous écolo? ou jetez-vous tout ça aux ordures? Quels sont les moyens que vous employez pour être écolo?

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  • Résultats de recherche d'images pour « épée gif animé »

     

    Responsable de mon destin.

     

     

     

    Épée de Lumière
    Glaive contre la guerre
    Épée de Cristal
    Glaive contre le mal

    En signe d'allégeance
    Et surtout d'obéissance
    Un genou contre terre
    Mon âme espère

    De la main du chevalier
    Sur ma tête abaissée
    En signe d'autorité
    L'épée est déposée

    Puis, une couronne d'or
    Sertie de pierres précieuses
    Est déposée alors
    Sur ma tête fiévreuse

    Va! me dit-on
    Relève la tête pour de bon
    Responsable de ton destin
    Et de ton évolution

    Tu y arriveras enfin
    Par ta détermination
    Tu peux toi aussi
    Conquérir le monde
    Avec ce seul outil
    Ta volonté profonde!

    ©Copyright Réjane 11 mars 2011

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    http://p5.storage.canalblog.com/59/36/1074115/82171543_o.jpg

     

     

    POÈME SUR LES QUATRE SAISONS

     

    Ce printemps, je t'apporterai

    Un cerisier de Virginie
    Deux petites perdrix
    Trois bouquest de mélandrie
    Mon coeur qui rit.


    Cet été, je t'apporterai
    Une saxifrage inclinée
    Deux pots d'orchidées et de giroflées
    Trois magnifiques ailes trilobées
    Mon coeur gonflé.


    Cet automne, je t'apporterai
    Un splendide ours polaire
    Deux petites branches de fougère
    Trois belles sanguinaires
    Mon coeur sur Jupiter.


    Cet hiver, je t'apporterai
    Un mignon harfang des neiges
    Deux gros bonhommes de neige
    Trois petits flocons de neige
    Mon coeur en cortège.

    Fin.



    ©Copyright 1991 Caroline Auger, Chantale Julien, Caroline Jobin
    08 février 1991

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